LA
GAULOISE MET LE PAQUET
Un 25e album honorable pour la plus charmante héroïne
Gauloise de la bande dessinée (avec Falbala).
Intrépide,
Gaulois et héros de BD… Vous avez une grosse idée,
non ? Et bien non, le personnage Gaulois en question est...
une Gauloise ! Une Gauloise blonde d'ailleurs.
J'ai dans les mains la 25e aventure d'Aria sobrement titrée
Florineige. Elle a bougrement évolué depuis le
premier album, la petite Aria. Au fil des parutions, dont il
n'y a quasiment rien à jeter, elle en a vu des contrées,
pays et régions et elle en a vécues des aventures…
Elle a même eu un enfant, alors qu'au départ, bien
que sublimement roulée (pour une Gauloise c'est normal),
son comportement d'amazone ne la poussait pas à s'attacher
au moindre mâle.
C'est vrai qu'elle est jolie Aria. C'est la seule Gauloise (avec
Falbala) que je connaisse qui fait se consumer tous les hommes
qu'elle rencontre… Faut dire qu'un rien l'habille, et
d'ailleurs, elle s'habille avec un rien. Aria est une fille
libre et libérée qui ne répugne pas à
affronter le danger (voir les 24 albums qui précèdent
celui-ci pour s'en convaincre) et à castagner ceux qui
lui manqueraient de respect.
Une Gauloise "tous publics"
Michel Weyland, l'auteur, nous a donné une héroïne
saine et il manie avec bonheur tout aussi bien le crayon que
le scénario. Puisque l'on parle de scénario, ce
25e périple conduit Aria dans un lointain pays, au cœur
d'une auberge où elle aura eu la mauvaise idée
de vouloir se reposer et d'accepter un verre qui va faire basculer
l'histoire… (là, au lieu de mettre "verre",
j'aurai pu dire "philtre", mais vous allez encore
me taxer de jeux de mots douteux, genre Gauloise-philtre…
Moi, ça me fait rire, que voulez-vous !).
Enrôlée de force sur un bateau, elle connaîtra,
ce dont rêvent tous les marins, la rencontre avec une
sorte de sirène à qui elle sauvera la vie…
et vice-versa pas longtemps après. Par la suite, elle
viendra au secours de Florineige, elle-même petite sirène
prisonnière d'un vilain seigneur patibulaire et ravagé
du bocal. Le classique, quoi... Évidemment, même
si l'histoire se termine en queue-de-poisson (là, c'est
normal !), le happy end sera à la quarante-huitième
page…
C'est gentil, vous pouvez vous laisser tenter par cette Gauloise,
dont la série fait un tabac depuis plus de dix ans. Comme
c'est du "tous publics", n'hésitez pas à
acheter les autres albums. Voilà un paquet de Gauloises
qui ne vous fera pas de mal aux poumons, et à peine au
porte-monnaie !