LA
JEUNESSE DE BLUEBERRY Tome 11 - Dernier train pour Washington
Tome 12 - Il faut tuer Lincoln
Scénario de François CORTEGGIANI
Dessins de Michel BLANC-DUMONT
Dargaud - 48 pages
BLUEBERRY
ET LES CONS FEDERES
Deux albums successifs du cycle Les complots nous donnent l'occasion
de dire tout le bien que l'on pense de Blueberry.
Il
y a pas mal de temps que je souhaite vous chroniquer un album
de Blueberry. Le problème de ce cher Mike, c'est qu'il
courre sur trois séries en même temps…
Primo, la "classique", celle de Charlier, le créateur
de notre nez-cassé préféré et dont
Giraud tenait le crayon, ce qui nous fait déjà
27 albums sur le rayonnage.
Secundo, voilà que Charlier, il y a un peu plus de 15
ans nous assène La jeunesse de Blueberry, pour nous conter
les débuts de notre Tunique bleue au cours de la guerre
de sécession… et je rajoute 12 albums dont les
deux derniers dont je vais vous entretenir un peu plus bas.
Soyez patients blood and guts ! Je vous narrerai un peu plus
loin le résumé des deux derniers albums de cette
série…
Et puis, en troisio, vous avez la petite dernière : Marshall
Blueberry, vu que le Mike, il est plus dans l'armée (enfin,
officiellement) mais qu'il continue à nous faire traverser
le dernier tiers du 19ème siècle aux Etats-Unis
(qui d'ailleurs ne l'étaient pas encore totalement).
Ce qui nous fait trois albums de plus à ce jour…
Je vous mets un peu de persil ?
Une qualité sans faille
Le pire dans tout çà, c'est que les histoires
de ce rascal sont toujours aussi palpitantes et, bien que les
scénarii ne soient plus du regretté Charlier et
que le crayon se soit évadé de la main de Giraud,
Blueberry conserve tout son charme. La qualité des remplaçants
aux manettes n'a rien a envier aux titulaires disparus.
Alors pourquoi n'ai-je pas chroniqué plus tôt un
des albums d'une des trois séries ? L'en est quand même
sorti depuis que je hante le Jowebzine ! Et ben voilà
: dans une chronique précédente (voir les Archives…),
je précisais que lorsqu'un album est à suivre
j'attends la sortie de la fin du cycle pour vous en parler…
Ahhh d'accord… Donc, là le cycle est fini ? Non,
non… Le problème avec Blueberry, c'est qu'un cycle
peut comporter 1, 2, 3 voire 5 albums ! Pour exemple, les deux
albums de cette chronique (oui, oui, je vais en parler !) ne
sont que les numéros 3 et 4 du cycle Les complots...
et que ce n'est pas la fin ! En clair, si j'attends la fin d'un
cycle, je peux très bien chroniquer un album dans deux
ans… et encore !
Gare au mal de tête lorsque sort un Blueberry. La question
immédiate est : De quelle série est-ce ? Bon sang
! Faut que je relise le début du cycle, chuis paumé
total ! Bloody hell ! C'est toujours la même chose ! ("The
song remains the same", dirait Mike - Achetez le
double DVD de Led Zeppelin. Voir chronique d'il y a deux
semaines. Auto-promotion, quand tu nous tiens !).
Alors, disions-nous, le petit dernier, Il faut tuer Lincoln,
fait donc suite au précédent album (mais où
vais-je chercher tout çà !) et poursuit, sans
le clore, le cycle des complots.
Notre cher Mike est à la poursuite de comploteurs qui
cherchent à assassiner Lincoln, ce fucking bastard abolitionniste
qui fait rien qu'à embêter les cons fédérés
(oui, oui je sais… mais moi je l'écris en deux
mots, voir rubrique sur Les
Tuniques bleues). Comme souvent chez Blueberry, c'est une
ravissante dame qui est en tête du complot et qui trahit
à qui mieux mieux tout en ayant un sacré faible
pour notre beau lieutenant… C'est qu'il a du charme le
bougre !
Une des plus belles BD actuelles
Cà va de rebondissement en rebondissement, Blueberry
étant le prototype de la série que j'appelle "trampoline"
et qui consiste en un rebondissement toutes les deux pages,
voire plus… D'où, aussi, la durée des cycles
(vous suivez ?). C'est le charme de Blueberry ! Mais y'a des
moments, tu perds le fil un peu…
Bon, à la fin Lincoln sera sauvé... Du moins pour
quelques mois puisqu'il sera assassiné un peu plus tard
(en vrai) par le dénommé John Booth qui apparaît
d'ailleurs dans ce douzième album. Je suppose que Blueberry
va encore devoir courir après sa copine renégate
dans le prochain épisode puisqu’elle a trouvé
le moyen de lui échapper à la fin de l'album.
Mike ! Fais attention, à chaque fois elles te font le
coup !
Dites-moi, je fais long aujourd'hui non ? Bon allez, j'abrège.
Malgré mes sarcasmes, Blueberry reste un des plus beaux
fleurons de la BD dont la qualité ne se dément
pas (chose rare dans une série reprise) et… j'aime
! (surtout les 20 premiers albums, un peu moins alambiqués…)
Vous pouvez donc acheter en prenant bien soin de savoir si vous
êtes au début, au cœur ou à la fin
d'un cycle, ce qui évitera de vous arracher les cheveux…
Vous pouvez même acheter plusieurs cycles. Comme c'est
bientôt le Tour de France, vous pourrez lire sur le bord
de la route votre cycle en regardant passer les vélos
!
Damned ! J'ai encore pété un boulon !
Aaaarggghhh…. So long sucker !
Long live Blueberry !