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     BaNDe DeSSiNée
 
BRUXELLES, CAPITALE DE LA BANDE DESSINEE
Les bédéphiles ont leur lieu Saint : Bruxelles. Notre chroniqueur attitré y a passé quelques jours pour le plus grand bonheur de ses pupilles, mais le plus grand malheur de son portefeuille !


Il s'est passé trois bonnes semaines sans que je puisse tenir ma rubrique (sans "brac"). Le Rédac' Chef a dû croire à une désertion*. Désolé, on ne fait pas toujours ce que l'on veut ! Enfin en l'occurrence si, car dans ces trois semaines passées loin de vous, "z'internautes bédéphiles", j'ai entrepris un petit pèlerinage de trois jours à La Mecque ! Enfin, je suis allé à La Mecque de la BD, c'est-à-dire à Bruxelles. Avant de parler des deux albums de ma sélection de la semaine, je ne résiste pas à l'envie de vous faire baver.

Bruxelles… D'abord c'est très beau. Si si… Et puis le centre, le cœur de la ville respire la BD, entre les fresques murales, les statues (Gaston, Tintin), les bouquinistes spécialisés et, cerise sur le gâteau, le Musée de la Bande Dessinée Belge, voilà une ville obligatoire sur le chemin de Compostelle des collectionneurs et autres dingos (dossiers) de la BD. Je m'en suis mis jusque-là ! Bruxelles, en plus pour un parigot, c'est pas loin et c'est que de l'autoroute (gratuit en Belgique !).

N'ayant pas tout vu et écumé, je me suis juré d'y retourner sous peu. Un seul regret : le centre de la BD (le musée quoi…) ne reprend que les auteurs belges, dont la tripotée de talentueux artistes de l'école de Marcinelle (Franquin et la grande majorité de la clique Spirou, entre autres). C'est donc un peu frustrant de ne pas y retrouver certains de nos héros favoris, mais bon, ça vaut la visite malgré tout et en ce moment il y a une expo très complète sur E.P. Jacobs (by Jove !) où l'on peut admirer des planches originales et la genèse de quelques albums de Black et Mortimer. C'est heureux car si, comme moi, vous n'êtes pas un Tintinophile (eh oui, on peut être dingue de BD et ne pas idolâtrer Tintin et son clebs), la visite pourrait vous paraître un peu longue. Mais que cela ne vous arrête pas mille sabords !

Ce qui vaut le détour IMPERATIF, par contre, ce sont les librairies spécialisées, tout particulièrement celles qui ne font que de l'ancien. D'abord, c'est bien moins cher que chez nous, et ensuite on y trouve de véritables trésors à des prix disons "raisonnables". C'est quoi "raisonnable" ? C'est "raisonnable", c'est tout ! vous n'allez pas commencer à chipoter. Un exemple ? Bon, sachez que parmi les quelques trente BD que j'ai rapatrié dans l'hexagone, j'ai trouvé un Hultrasson de 1968 à 10 euros (il ne m'en manque plus qu'un seul !), et aussi la superbe saga de César et Ernestine de Tillieux dont j'ai eu le bonheur de faire l'acquisition des quatre tomes originaux (édités entre 68 et 71) pour à peine 20 euros le tout ! Joie infinie du collectionneur que je suis !

Mon budget et mon épouse m'ont ensuite sauvagement freiné alors que je commençais à aborder les figurines et autres bibelots qui vous tendent les bras dans chacune des librairies (et là, ça douille !). Avantage, pour un fainéant comme moi, les librairies, à l'exception d'une ou deux, sont regroupées sur un petit périmètre sur la rue Lemonnier et le boulevard "machin-bidule" qui le prolonge… Bon, j'arrête là, sinon je vais vous saouler…


Titi Foin
© Jowebzine.com - Juin 2004



* Note du Rédacteur en Chef : mais non mon Titi, on n'a jamais douté de toi. Ja-mais !
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