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     BaNDe DeSSiNée
 
LES COLOCATAIRES
Tome 2 - Gueules de bois

Dessin de CHRISTOPHER
Scénario de Sylvain RUNBERG

Dupuis - 48 pages
Vous avez aimé Friends, vous aimerez Les colocataires, version frenchie des (més)aventures de djeunes et de leurs voisin(e)s dans l’air du temps…


Gueules de bois, donc, pour ce deuxième tome d’une série qui s’annonce pour durer. Gueules de bois, parce que l’épisode précédent se terminait sur une méga-teuf qui virait au cauchemar sous les effets conjugués de l’alcool et de l’ecta. Résultat : une voisine à l’hosto, un appart dévasté et les quatre compères virés par une proprio excédée ! Pas facile d’enchaîner…

C’est pourtant ce que font allègrement Christopher et Runberg en poursuivant le chassé-croisé narratif qui leur permet de raconter les histoires individuelles de chacun de leurs personnages dont la vie ne cesse de se croiser en tout lieu de la petite ville de province qu’ils habitent.

Jean-Mi, fort de son BTS marketing continue à tenter de s’intégrer dans la vie active (avec un certain succès) ; Antoine tente, à force de pétards et Playstation, de se remettre de sa rupture avec Amandine tout en lorgnant du côté d’Erika, la voisine suédoise ; Julien termine des études studieuses tout en vivant une belle histoire d’amour qu’il tente de garder secrète, avec Amandine, l’ex d’Antoine ; et Max, le dernier venu, continu à mettre son souk dans le groupe à force d’initiatives foireuses…

À mi-chemin entre la BD jeunesse, pour son traité graphique, et une approche très adulte dans le choix de ses thèmes, ses dialogues et son esprit en prise directe avec la réalité d’une certaine jeunesse ("blanche" et plutôt favorisée), Christopher et Runberg capitalisent avec talent sur le phénomène Friends en le transposant "ici et maintenant". On s’attache très rapidement à ce petit groupe sympathique et hésitant… Encore un peu enfants, mais déjà plongés, presque malgré eux, dans l’univers des adultes, ils découvrent la vie, l’amour, la drogue, le travail, le militantisme… Et le lecteur, mi-copain, mi-grand frère n’en finit pas de couver, d’un œil attendri, ces minots qui lui rappellent tellement sa propre jeunesse, vécue ou rêvée.


Joël Fompérie
© Jowebzine.com - Juin 2006
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