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     BaNDe DeSSiNée
 
JAMES HEALER
Tome 2 - La nuit du cobra

Scénario de Yves SWOLFS
Dessins de Giulio DE VITA

Lombard - 48 pages
Cette semaine, dans votre salle préférée... Heu, dans votre librairie préférée, pardon, voici le second volet des aventures d’un petit nouveau dans l’univers des héros solitaires de l’Ouest américain, let me introduce to you : Mister James Healer, apparu l’an dernier dans les bacs.

L’ami James Healer est un médium, indien blanc attaché à ses racines et propriétaire, bien évidemment, d’une Harley Davidson, son fidèle destrier, sorte de Jolly Jumper à soupapes. Son don l’amène à collaborer avec la police lors d’affaires un peu particulières... Ca tombe bien, nous sommes au beau milieu d’une bien pourrie et glauque dont le début, indispensable à la compréhension totale du scénario, vous obligera, avant de lire cette Nuit du Cobra, à vous procurer le premier volume intitulé Camden Rock.

Je vous précise que nous sommes en plein cœur de l‘Amérique profonde, la pire. Celle où naissent les futurs Dobeliou, puritaine, dépravée, peuplée d’alcolos, de paumés et de mômes qui ne rêvent que d’Hollywood... Je parlais de "salle" dès ma première phrase, parce que c’est effectivement dans un scénario parfaitement adaptable au cinéma qu’évolue James Healer. Je verrais bien un Mickey Rourke jouer Healer, moi... Enfin, en mesurant 30 centimètres de plus et en l’affublant d’une perruque longue et blond décoloré...

Ici, rien ne manque au climat du polar Middle West. Même les politicards sont de la partie. C’est sombre, n’y cherchez pas le moindre jeu de mots ou gag : nous sommes dans une BD sérieuse Monsieur ! Je n’ai d’ailleurs pas noté l’oubli du moindre cliché qui ferait fausse note dans le scénario… Tiens, Brad Pitt avec sa tignasse de Légendes d’automne collerait bien aussi dans l’adaptation au cinéma !

Un seul de ces éléments manque dans les 48 pages. Cherchez l’intrus : meurtre, vengeance, sexe, alcool, american dream, Schtroumpf à lunettes, flics et CIA... Vous avez trouvé ? Oooahhh je peux un peu être critique, non ? D’autant que si c’est sans surprise au scénario, James Healer est une série qui développe aussi des qualités : c’est dessiné superbement (avec de jolies couleurs de l’Ouest) et cela se lit sans bailler.

Si vous aimez ce style de BD rigoureusement tourné vers la série noire, vous pouvez vous laisser aller à lire cette Nuit du cobra qui clôt la première enquête de James Healer, dont je m’étonne au passage qu’à la dernière case de la dernière planche, on ne le voit pas se découper au loin sur fond de soleil couchant, sur sa Harley, fredonnant : "I’m poor lonesome indian..."

The end.


Titi Foin
© Jowebzine.com - Février 2003
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