Scénario de René GOSCINNY
Dessins de Albert UDERZO
Hachette - 48 pages
Un
dessin animé, un film et même une "suite"
de lalbum (Le fils dAstérix). Rarement, une
BD navait inspiré de si nombreuses mises en scènes.
Pourtant,
Astérix et Cléopâtre nest pas le meilleur
album dUderzo et Goscinny. Malgré quelques trouvailles
: langage, explications de mystères (pourquoi le sphinx
na plus de nez), organisation du travail chez les Egyptiens
et quelques bons mots, cet épisode des aventures de notre
héros gaulois manque du génie que lon peut
dénicher dans Astérix chez les Bretons ou Astérix
en Corse.
Vraie nouveauté, cest la première fois,
et une des seules, que lun des principaux protagonistes
est une femme en la personne de Cléopâtre. Elle
réunit les vertus et les faiblesses de son statut de
reine : belle, juste et digne comme il sied à son rang,
mais aussi capricieuse et narcissique, comme daucuns diraient
quil siérait à une femme. Un regret
: nos auteurs ont eu la main un peu lourde sur les allusions
à son nez - comique de répétition oblige,
sans doute.
Pour mémoire, suite à un pari (stupide comme tous
les paris) avec César, Cléopâtre se voit
obligée de lui faire construire un palais dans un délai
irréaliste. La tâche est confiée au plus
"talentueux" architecte dAlexandrie, Numérobis,
qui fait appel à son ami Panoramix, lequel emmène
dans ses valises Astérix et Obélix. Nos trois
héros, grâce à leur potion magique, vont
démontrer une fois de plus quimpossible nest
pas gaulois.
Même si cette BD ne rend pas hommage au talent égyptien
en matière de BTP, il reste néanmoins une référence
dans lunivers des bons guides dEgypte et une excellente
satire du monde architectural. Enfin, dun point de vue
purement historique, vous comprendrez pourquoi lhistoire
de César et Cléopâtre sest si mal
terminée.