Nouveau
venu dans le paysage comique français, Victor Lalouz devrait
connaître un succès aussi fulgurant que mérité.
À découvrir d’urgence.
Pas vraiment un inconnu Diego Aranega. Les plus assidus des lecteurs
de Télérama auront déjà remarqué
ses illustrations désopilantes et les amateurs de bande dessinée
seront peut-être tombés sur l’un ou l’autre
de ses trois albums consacrés à un personnage inoubliable
: Focu. Un type odieux qui expliquait, en une multitude d’exemples
édifiants, qu’au lieu de dire "ceci", il valait
mieux dire "cela". Par exemple : au lieu de dire "Elle
est aussi moche que toi, ta copine", il vaut mieux dire "Vous
vous êtes rencontrés dans une soirée à
thème ? "
Avec la création de son nouveau "héros", Victor
Lalouz, Diego Aranega change (un peu) de registre et (beaucoup) de
catégorie. Il intègre en effet l’écurie
Dargaud au sein de l’exemplaire collection Poisson Pilote et
adopte un format voisin de celui de Manu Larcenet, auteur-vedette
de la maison avec la série Retour
à la terre. Personnages récurrents, historiettes
d’une demi-page, humour adulte intelligent et vraiment drôle
: toutes les conditions du succès sont réunies pour
Victor Lalouz.
Et pourtant, c’est peu de dire qu’il a peu d’atouts
de son côté. Petit, malingre, presque chauve, affublé
d’immenses lunettes, névrosé et puceau : Victor
Lalouz souffre de certains handicaps lorsqu’il se met "En
route vers la gloire".
On le suit donc de son rendez-vous chez Manpower armé d’un
CV un peu "arrangé" jusqu’à son embauche
(sur un malentendu) chez Smak FM, une radio de "d’jeuns"
où il est chargé du standard pour certaines émissions.
On assiste ainsi à sa "très résistible"
ascension au sein de ladite radio, entre directs foireux, séances
de psy pour parler de sa mère, discussions entre collègue
et obsession number one : coucher avec une fille !
Un graphisme simple mais efficace, des dialogues au millimètre
et surtout un humour extrêmement efficace (Victor prenant l’appel
d’une auditrice : "Que je me décrive physiquement
? Hum… Pas de problème Cindy… Mais avant que tu
ne raccroches je préfère déjà un peu discuter
avec toi, ok ?") transforment ce premier volet des aventures
de Victor Lalouz en pur moment de bonheur… et de tendresse.
Car la prouesse de Diego Aranega n’est pas seulement de provoquer
l’éclat de rire, c’est aussi celui de faire naître
une véritable sympathie pour ce garçon, aussi attachant
qu’il est peu adapté à son environnement.
Dargaud annonce d’ores et déjà un second tome
intitulé L’idole des jeunes : on a hâte de l’avoir
entre les mains !
Sites
- Pour mieux connaître Diego Aranega, visitez son site personnel,
drôle et foisonnant : www.diegorama.com
- Pour patienter en attendant le second album de Victor Lalouz, précipitez-vous
sur son blog : www.victorlalouz.com.
C’est à pleurer de rire !