1. Devil in me
2. Such a fool
3. Baby brings bad news
4. 22 days
5. Friends
6. Why don't you do it for me
7. Shoot your gun
8. The things that lovers do
9. I'm the one
10. Hold on
Les
petits génies de la semaine se nomment 22-20s, sont (évidemment)
anglais, (forcément) jeunes et balancent leur blues-rock
comme les Rolling Stones savaient si bien le faire dans les
70's. Rien que ça !
On a beau voir le phénomène se répéter
avec une régularité de métronome depuis
des décennies, rien n'y fait, on ne s'habitue pas. On
s'exaspère même de voir apparaître, surgis
de nulle part, ces groupes anglais dont la moyenne d'âge
tourne autour de 20-22 ans et qui, pour leur premier album,
balancent des bombes atomiques comme s'il s'agissait de vulgaires
ritournelles enfantines "trop fastoches".
Au point que l'on était presque content que, même
épisodiquement, quelques américains viennent damer
le pion à nos british honnis préférés.
Et on a été plutôt gâtés avec
les Strokes, les White Stripes et autres Kings of Leon…
Joie de courte durée, puisqu'en manière de riposte
imparable, nos voisins grands-bretons nous ont, cette année,
asséné coup sur coup, et dans des registres diamétralement
opposés, Franz
Ferdinand au printemps et donc 22-20s cet automne !
Il faut dire qu'ils sont malins les 22-20s. En choisissant le
terrain du blues-rock plutôt que celui de la brit-pop,
ils ont réussi la synthèse parfaite entre deux
mondes. Voire entre deux époques tant leur musique chauffée
à blanc s'accommode parfaitement d'une pose 70's que
d'autres ont affiché avant eux. Pour faire vite, on pourrait
dire qu'il y a quelque chose du Rolling Stones d'Exile on main
street dans ce 22-20s. Un Exile aussi compact (10 titres) que
l'original était débordant, mais habité
par la même urgence, la même nervosité et
la même flamboyance.
Et comme, en plus, les trois lascars ont eu l'habileté
de s'adjoindre récemment un clavier et de se faire produire
par Brendan Lynch (Primal Scream, Paul Weller), rien ne manque
à notre plaisir brut. Pas même l'intensité
de leur prestation scénique dont le récent Festival
des Inrocks nous a donné la preuve.