Untitled Document
 

     MuSiQueS
 
22-20S
22-20s
(Capitol Records - 2004)

1. Devil in me
2. Such a fool
3. Baby brings bad news
4. 22 days
5. Friends
6. Why don't you do it for me
7. Shoot your gun
8. The things that lovers do
9. I'm the one
10. Hold on
Les petits génies de la semaine se nomment 22-20s, sont (évidemment) anglais, (forcément) jeunes et balancent leur blues-rock comme les Rolling Stones savaient si bien le faire dans les 70's. Rien que ça !


On a beau voir le phénomène se répéter avec une régularité de métronome depuis des décennies, rien n'y fait, on ne s'habitue pas. On s'exaspère même de voir apparaître, surgis de nulle part, ces groupes anglais dont la moyenne d'âge tourne autour de 20-22 ans et qui, pour leur premier album, balancent des bombes atomiques comme s'il s'agissait de vulgaires ritournelles enfantines "trop fastoches".

Au point que l'on était presque content que, même épisodiquement, quelques américains viennent damer le pion à nos british honnis préférés. Et on a été plutôt gâtés avec les Strokes, les White Stripes et autres Kings of Leon… Joie de courte durée, puisqu'en manière de riposte imparable, nos voisins grands-bretons nous ont, cette année, asséné coup sur coup, et dans des registres diamétralement opposés, Franz Ferdinand au printemps et donc 22-20s cet automne !

Il faut dire qu'ils sont malins les 22-20s. En choisissant le terrain du blues-rock plutôt que celui de la brit-pop, ils ont réussi la synthèse parfaite entre deux mondes. Voire entre deux époques tant leur musique chauffée à blanc s'accommode parfaitement d'une pose 70's que d'autres ont affiché avant eux. Pour faire vite, on pourrait dire qu'il y a quelque chose du Rolling Stones d'Exile on main street dans ce 22-20s. Un Exile aussi compact (10 titres) que l'original était débordant, mais habité par la même urgence, la même nervosité et la même flamboyance.

Et comme, en plus, les trois lascars ont eu l'habileté de s'adjoindre récemment un clavier et de se faire produire par Brendan Lynch (Primal Scream, Paul Weller), rien ne manque à notre plaisir brut. Pas même l'intensité de leur prestation scénique dont le récent Festival des Inrocks nous a donné la preuve.


Joël Fompérie
© Jowebzine.com - Novembre 2004
Untitled Document













Untitled Document
Copyright © 2001-2006 - Tous droits réservés