AMELIE
LES CRAYONS
Et pourquoi les crayons ?
(Orlan Productions/L’autre - 2004)
1. Petit caillou
2. En mission
3. Jasmin tea
4. La garde-robe d’Elisabeth
5. Le paillasson
6. Ch’veu blanc
7. Le blues des ragnagnas
8. Mon docteur
9. La valse du danseur de lune
10. Frère de casserole
11. Promets-moi
12. Mademoiselle Poux
13. Fuseau horaire
14. La p’tite flamme
HISTOIRE
DU CAILLOU ET DES POUX
Tous à genoux devant ce petit bijou tellement chou !
Avant d’être sur un disque, les adorables chansons
d’Amélie ont pris le temps de mûrir sur scène,
dans les petites salles de la région lyonnaise (et d’ailleurs,
d’ailleurs). Puis, au milieu des coquelicots qui sortent
du piano au fil du très original et très réussi
spectacle Le Chant des coquelicots, avec lequel la demoiselle
tourne et virevolte depuis l’automne 2003. Vu et approuvé
par Guillaume, notre envoyé spécial au festival
de Bourges 2004, ce spectacle continue sa course folle et passera
même bientôt par la capitale (Espace Jemmapes du
20 au 22 octobre). À ne pas rater, si vous pouvez.
Sinon, en écoutant le disque, vous penserez de toute
façon à la scène tant son son sonne vivant,
pris sur le vif, naturel. Accompagnée de son piano-coquelicogène
et d’une formation de trois mecs à vent et à
cordes (accordéon, clarinette, tuba, contrebasse), Amélie,
25 ans, plein d’idées et de crayons dans la tête,
laisse aller son imagination débridée (contrairement
à ses yeux) sur des textes très féminins,
pleins de pétillance, de fantaisie et de fraîche
poésie. La tendresse alterne avec l’absurde, les
situations cocasses avec la polissonnerie, et les musiques,
la voix et l’interprétation vraiment épatants
vous laissent vite baba, avec un sourire béat au coin
des lèvres et du cœur. Car on s’y attache
vite à cette jeune femme, à son univers primesautier,
à la pureté de ses sentiments, à son humour
malicieux et à sa rassérénante intelligence.
Pas de message à la gomme, pas de sous-entendu foireux,
pas de revendication dans l’air du temps : juste de la
vie, de la belle vie avec ses premiers cheveux blancs, ses rendez-vous
manqués, ses coups de blues (1), ses délires et
ses dilemmes. Et ça fait du bien.
Puisse-tu, Amélie ne jamais t’emmêler les
crayons et continuer longtemps à distiller ta poésie
optimiste à ce monde qui en a tant besoin.
(1) Encore une chanson menstruelle (pas la plus réussie
du disque, d’ailleurs). Décidément, après
Jeanne
Cherhal (Douze fois par an) et Gina (Les ragnagnas), c’est
le thème à la mode ! Bientôt un numéro
spécial sur Jowebzine ? On attend les propositions des
sponsors…