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     MuSiQueS
 
TORI AMOS
Scarlet’s walk
(Epic - 2002)

1 - Amber waves
2 - A sorta fairytale
3 - Wednesday
4 - Strange
5 - Carbon
6 - Crazy
7 - Wampum prayer
8 - Don't make me come to Vegas
9 - Sweet sangria
10 - Your cloud
11 - Pancake
12 - I can't see New York
13 - Mrs. Jesus
14 - Taxi ride
15 - Another girls paradise
16 - Scarlet's walk
17 - Virginia
18 - Gold dust
Des 18 chansons présentes sur Scarlet’s walk se dégage une harmonie musicale, une densité auxquelles Tori Amos ne nous avait plus habitué depuis quelque temps. Certes, son album précédent, qui était un album de reprises, avait frappé par sa vitalité mais il s’agit aujourd’hui de 74 minutes et quelques secondes d’un auteur-compositeur au sommet de son art.

Autant j’avais adoré Little Earthquakes en 1991 et l’album qui avait suivi. Autant j’avais été fatigué par l’exubérance et le jus de crâne qui suintaient de Boys for Pele et des disques suivants. Il est facile pour un artiste, une fois qu’il est reconnu, de se caricaturer au lieu de se renouveler (N’est-ce pas Eric Clapton, Elton John et tant d’autres…). Tori Amos tombait dans ce travers, mais aujourd’hui elle nous revient au sommet.

Que s’est-il passé ? D’abord l’impact du 11 septembre et ce qu’il a représenté pour Tori et, sans doute, la naissance de sa fille Natashya. Scarlet’s walk raconte le périple de Scarlet dans un pays sous le choc. Le périple passe de New-York à Las Vegas et Scarlet fait des rencontres qui lui en apprennent beaucoup sur elle-même et sur les autres. Car Scarlet est aussi bien l’héroïne d’Autant en emporte le vent que Tori elle-même. Et le disque (il faudrait en parler comme au bon vieux temps de concept album) est une plongée dans un pays dont les habitants avaient oublié la violence sur leur territoire. N’oublions pas que du sang Cheyenne coule dans ses veines. Et que ce sang exige une réflexion sur le territoire.

Et puis les 18 titres ont été enregistrés en Angleterre dans un studio où la chanteuse a ses habitudes. On y retrouve Matt Chamberlain à la batterie et aux percussions, Jon Evans à la guitare électrique et un orchestre de cordes sur certains titres. De tous les instruments, le piano occupe une part prépondérante. Il est la base de création.

Je vais être clair : aucun titre n’est à jeter. Si vous mettez le CD sur votre platine, écoutez-le, réécoutez-le. Il mérite qu’on s’en imprègne et ensuite, comme le parfum d’un être aimé, il ne vous lâchera plus.


Philippe Sendek
© Jowebzine.com - Décembre 2002
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