1. Neighborhood # 1 (Tunnels)
2. Neighborhood # 2 (Laika)
3. Une Année sans Lumière
4. Neighborhood # 3 (Power Out)
5. Neighborhood # 4 (7 Kettles)
6. The Crown of Love
7. Wake up
8. Haiti
9. Rebellion (Lies)
10. In the Backseat
Funeral
marque le début des Canadiens de The Arcade Fire, formé
par le mystérieux couple Win Butler et Régine
Chassagne. Des débuts plus que prometteurs...
Il est des musiques qui nous touchent droit au coeur, qui provoquent
en nous une étrange émotion, entre tristesse et
joie... Funeral, c'est exactement cela. Il est bien difficile
de décrire ce que l'on ressent à l'écoute
de cet album. Un album somptueux qui nous projette en plein
visage une explosion de couleurs. Une palette de mélodies
toutes plus différentes les unes que les autres, mais
qui ont en commun une passion et une intensité que l'on
a rarement vu ailleurs.
The Arcade Fire est un groupe basé à Montréal,
formé par le couple Régine Chassagne et Win Butler,
entourés de leur musiciens, Richard Parry, Tim Kingsbury,
et le petit frère de Win, Will Butler.
Les années qui ont précédé la réalisation
de Funeral ont été marquées par la perte
de plusieurs membres des familles de Régine Chassagne,
Win Butler et Richard Parry. Ces funestes évènements
ont largement inspiré l'oeuvre qui nous interesse, mais
n'en ont pas pour autant fait un album sinistre, loin de là.
Il s'agit au contraire d'un véritable cri de courage,
soutenu par des choeurs et une riche instrumentalisation (guitares,
violons, percussions, xylophone, piano, accordéon..).
D'ailleurs, avec Neighborhood # 1 qui ouvre cet album, on est
plus que surpris, non seulement par tous ces sons que l'on a
pas l'habitude d'entendre chez un groupe de rock, mais également
par la voix haute et forte du chanteur. On aime pas forcément
dès la première écoute, mais on finit irrémédiablement
par adorer. In the Backseat, qui clôture cet album est
majestueusement interprété par Régine Chassagne.
Entre deux, d'autres très jolis morceaux, tels que Wake
up ou Haiti, pour ne citer qu'eux.
Les mauvaises langues diraient qu'il serait impossible de reproduire
sur scène les effets que permettent d'obtenir un enregistrement
en studio. Mais pourtant, pour ceux qui ont eu la chance de
le vérifier, en vrai, c'est encore mieux. Avec leur enthousiasme
et leur joie de vivre qu'ils ont vite fait de nous communiquer,
on a très vite envie de crier, de pleurer, de sauter
de joie. On est innondé par les sensations que nous procurent
l'écoute de l'album... à la puissance 100.
En résumé, The Arcade Fire, c'est un groupe au
talent immense, comme on en voit peu dernièrement, qu'on
ne saurait catégoriser de part leur style bien particulier
et dont on entendra certainement reparler dans les prochains
mois. Affaire à suivre...