1 - Check the meaning
2 - Buy it in bottles
3 - Bright lights
4 - Paradise
5 - God in the numbers
6 - Science of silence
7 - Man of a mission
8 - Running away
9 - Lord I've been trying
10 - Nature isthe law
Une
fois nest pas coutume, cette chronique se donne la double
mission de vanter les mérites dun nouvel album
et de réhabiliter son auteur trop souvent décrié,
jusque dans les codes html de ce web magazine culturel !
Sans perdre de temps, empoignons notre souris vengeresse et
ruons-nous à la rescousse de ce pauvre Richard Ashcroft
(encore que le terme soit vraisemblablement mal choisi après
le succès planétaire du dernier album de son ex-groupe
: The Verve). Que reproche-t-on à mon client ? Davoir
plagié "note pour note" (ah, que voilà
une jolie expression faite pour impressionner les jurés
!) une création du duo Jagger-Richards, The last time,
et den avoir fait LA chanson de la saison 98/99 : Bitter
sweet symphony. Moyennant quoi, procès à lappui,
mon client à dû rendre gorge et céder tous
les droits générés par ce tube. Et alors
? Doit-on, pour autant, lui vouer une haine implacable ? Na-t-il
pas, dans cet exercice peu scrupuleux, été devancé
par plus illustre que lui ? A-t-on déjà oublié
les déboires du vénéré George Harrison
surpris la main dans le sac dun My sweet Lord de haute
extraction. A-t-on oublié que les Jagger/Richards sus-nommés
ont eux-mêmes attendu de sortir leur 3e album avant doser
glisser une de leurs créations propres au milieu des
reprises de chansons qui avaient connues leur heure de gloire
outre-Atlantique ? Je demande donc un peu de mesure et dindulgence.
Richard Ashcroft a pêché, il a été
puni, nen parlons plus. Regardons plutôt du côté
du reste de son uvre abondante et talentueuse...
... dont la plus récente production consiste en ce Human
conditions au sommaire du JWZ de cette semaine.
Oh, certes, mieux vaut le dire demblée, on a connu
Richard Ashcroft mieux inspiré (et je ne parle pas de
laffaire évoquée plus haut), notamment avec
le Alone with everybody sorti en 2000. Pourtant, Human conditions
mérite que lon prête une nouvelle fois loreille
à cet auteur qui a son univers propre, sa personnalité
et un son immédiatement reconnaissable que lon
qualifiera de rock symphonique. Beaucoup de churs et des
nappes de violons pour rendre moelleux, confortables, des compositions
à la mélodie inspirée et envoûtante.
Et lalbum démarre au mieux avec le morceau phare
de ce millésime, Check the meaning : les ingrédients
habituels au service dune mélodie parfaite. Ajoutez
la voix de Richard Ashcroft et vous obtenez, en presque 8 minutes,
un énorme succès potentiel... absolument pas formaté
pour passer en radio !
Pour le reste, il faut choisir votre camp. Les amateurs du genre
(jen suis) se délecteront de chaque chanson comme
dautant de petites merveilles de chansons pop. Les autres
iront directement sur les plages 6 et 7 (Science of silence
et Man on a mission) pour entendre les meilleurs morceaux de
lalbum et sur la plage 10 (Nature is the law) pour la
participation de Brian Wilson à la direction des
churs !
Bon, Richard, on veut bien te défendre, mais faudrait
voir à laisser un peu de côté les substances
hallucinogènes pour te remettre sérieusement au
boulot !