1 - Mon amie la rose
2 - Aqaba
3 - Mistaneek
4 - Bahlam
5 - Ezzay
6 - Bastet
7 - The righteous path
8 - Mahlabeya
9 - Bilaadi
10 - Kifaya
11 - One brief moment
Je
sais, Gedida nest pas le dernier disque de Natacha Atlas.
Le nouveau disque, cest Ayeshteni, sorti en avril 2001.
Seulement voilà : je lattendais impatiemment ce
nouveau disque. Je lai acheté dès sa sortie,
je lai écouté, ré-écouté.
Et bof. Bof, bof et re-bof. Globalement sans intérêt,
avec en plus des fautes de goût assez lourdes, comme cette
reprise du larmoyant Ne me quitte pas à la sauce orientale
ou le massacre de I put a spell on you en version alanguie.
Bref, comme ça me plaisait quà moitié
décrire encore une chronique sur un disque qui
ne ma pas excité et que je nai pas lintention
de jouer indéfiniment le rôle du grincheux de service
du Jo WebZine, jai tout simplement décidé,
à la place, de vous retranscrire le choc musical qui
ma cueilli à la sortie du pénultième
album de lartiste, il y a 3 ans.
Cest ce qui sappelle se faire prendre à froid.
Sur FIP, un soir, la reprise - très réussie celle-là
! - de Mon amie la Rose (comme quoi je ne suis pas systématiquement
allergique aux reprises) qui éveille mon intérêt.
Et voici que moi, Roland Caduf, enfant du rock pur et dur, jentre
sans tarder en possession dun disque de musique de variété
orientale ! Pire encore ! Je lassume parfaitement et je
deviens - à la grande inquiétude de mes coreligionnaires
- un fervent ambassadeur de cette uvre magistrale. Jusquà
contaminer une bonne partie de mon entourage.
Natacha Atlas étant elle-même sous linfluence
dun joyeux mélange génétique et culturel
(élevée en Belgique par un père égyptien
et une mère anglaise...), elle réussit avec Gedida
(son 3e album solo) lenvoûtante fusion des mélopées
orientales, des rythmes hip-hop, des effets électroniques,
de la world music, des volutes de cordes égyptiennes
et même de la pop mélodique. La voix est splendide
et linterprétation multilingue (arabe, français,
anglais) très émouvante et pleine dénergie
à la fois. Un patchwork cosmopolite ensorcelant. Une
formidable réussite musicale.
Soyez avertis : il ma fallu personnellement plusieurs
semaines pour guérir du virus. Posologie : une prise
de Gedida quotidienne minimum ; et jai souvent triplé
les doses... Une délectable dépendance que la
demoiselle aura malheureusement du mal à minoculer
avec son dernier opus...