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     MuSiQueS
 
NATACHA ATLAS
Gedida
(Mantra recordings-Labels - 1998)
  
1 - Mon amie la rose
2 - Aqaba
3 - Mistaneek
4 - Bahlam
5 - Ezzay
6 - Bastet
7 - The righteous path
8 - Mahlabeya
9 - Bilaadi
10 - Kifaya
11 - One brief moment
Je sais, Gedida n’est pas le dernier disque de Natacha Atlas. Le nouveau disque, c’est Ayeshteni, sorti en avril 2001. Seulement voilà : je l’attendais impatiemment ce nouveau disque. Je l’ai acheté dès sa sortie, je l’ai écouté, ré-écouté. Et bof. Bof, bof et re-bof. Globalement sans intérêt, avec en plus des fautes de goût assez lourdes, comme cette reprise du larmoyant Ne me quitte pas à la sauce orientale ou le massacre de I put a spell on you en version alanguie.

Bref, comme ça me plaisait qu’à moitié d’écrire encore une chronique sur un disque qui ne m’a pas excité et que je n’ai pas l’intention de jouer indéfiniment le rôle du grincheux de service du Jo Web’Zine, j’ai tout simplement décidé, à la place, de vous retranscrire le choc musical qui m’a cueilli à la sortie du pénultième album de l’artiste, il y a 3 ans.

C’est ce qui s’appelle se faire prendre à froid. Sur FIP, un soir, la reprise - très réussie celle-là ! - de Mon amie la Rose (comme quoi je ne suis pas systématiquement allergique aux reprises) qui éveille mon intérêt. Et voici que moi, Roland Caduf, enfant du rock pur et dur, j’entre sans tarder en possession d’un disque de musique de variété orientale ! Pire encore ! Je l’assume parfaitement et je deviens - à la grande inquiétude de mes coreligionnaires - un fervent ambassadeur de cette œuvre magistrale. Jusqu’à contaminer une bonne partie de mon entourage.

Natacha Atlas étant elle-même sous l’influence d’un joyeux mélange génétique et culturel (élevée en Belgique par un père égyptien et une mère anglaise...), elle réussit avec Gedida (son 3e album solo) l’envoûtante fusion des mélopées orientales, des rythmes hip-hop, des effets électroniques, de la world music, des volutes de cordes égyptiennes et même de la pop mélodique. La voix est splendide et l’interprétation multilingue (arabe, français, anglais) très émouvante et pleine d’énergie à la fois. Un patchwork cosmopolite ensorcelant. Une formidable réussite musicale.

Soyez avertis : il m’a fallu personnellement plusieurs semaines pour guérir du virus. Posologie : une prise de Gedida quotidienne minimum ; et j’ai souvent triplé les doses... Une délectable dépendance que la demoiselle aura malheureusement du mal à m’inoculer avec son dernier opus...


Roland Caduf
© Jowebzine.com - Novembre 2001
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