1. Adam's lullaby
2. Eye of the duck
3. Something dangerous
4. Janamaan
5. Just like a dream
6. Man's world
7. Layali
8. Simple heart
9. Daymalhum
10. Who's my baby
11. When I close my eyes
12. This realm
13. Le printemps
14. Like the last drop
15. Quand je ferme les yeux
MISS
UNIVERS
Véritable pont entre l'Orient et l'Occident, Natacha
Atlas brasse les sons et les cultures avec un charme rare.
Réveillé
par une berceuse... Une voix pure et douce, d’abord a
capella, puis soutenue par un orchestre aux cordes délicates
et sensuelles… Une chanson qui s’étire langoureusement
et dont on a peur qu’elle finisse trop vite… Mais
non, elle prendra le temps de s’éteindre progressivement
avec le lever du soleil. Où suis-je ? À la lisière
d’une dense forêt ou sur les bords du Nil ? Sur
la terrasse d’un immeuble dominant une mégalopole
enfumée ou sur une plage jamaïcaine ? Dans mon lit,
sur le sable, sur un arbre, dans une barge ? Peu importe où
je suis. J’ai les yeux encore fermés. Je suis partout
à la fois.
C’est une nouvelle fois dans un sacré voyage musical
que nous entraîne Natacha Atlas, Diva des temps modernes,
maîtresse sans égal dans l’art de jouer avec
la diversité des styles et des ambiances pour créer
cette troublante musique cosmopolite qui la caractérise.
"Un pont entre l’Orient et l’Occident",
voilà comment elle symbolise son œuvre. J’ajouterais
pour ma part "au sens large, l’Orient et l’Occident…".
Parce que les 75 minutes de trajet qui vous sont ici proposées
vous offriront des stations contrastées dans des pays
pas évidents à concilier, comme l’électro,
le reggae-dub, le rap, le hip-hop, le ragga-muffin, la chanson
française, le drum’n’bass, le groove, le
R&B, le funk, la pop, la techno et les chants africains.
Le tout à la sauce orientale, bien sûr. Omniprésente,
derrière, devant et sur les côtés. Ce qui
donne vraiment quelque chose d’unique dans une ambiance
à la fois étonnante et résolument moderne.
Une troublante musique cosmopolite
Perfectionniste habituée à travailler énormément,
mais pas toute seule (elle a débuté avec le Transglobal
Underground, collectif anglais pour le rapprochement des musiques
et la liste de ses collaborations est impressionnante), la dame
à la voix d’or a ici encore invité plein
de monde (musiciens, compositeurs, chanteurs, programmateurs,
producteurs…) à participer aux quinze morceaux
(dont le tube When I close my eyes/Quand je ferme les yeux)
qui constituent ce dernier opus ; dont Sinead
O’Connor (sur Simple heart) et James Brown, indirectement
présent au travers d’une assez réussie reprise
d’un pourtant éculé Man’s world.
Sans avoir la force de l’exceptionnel Gedida
(sorti en 1998), Something dangerous contient assez de qualité,
de son, de finesse et de talent pour envoûter les amateurs
de pérégrinations musicales contemporaines.
Et pour les amateurs de raq sharki (danse du ventre), sachez
que Natacha Atlas a également des prédispositions
(en danse et en ventre) qu’elle démontrera en concert
(en tournée en France cet été et à
l’automne à Paris). Attention : prestations très
inégales selon l’humeur de l’artiste…
Site : http://natachaatlas.net
, les portes d’un temple somptueux, d’une richesse
et d’une qualité qui laissent pantois ! Bravo Christophe
(ChB), webmestre talentueux, motivé et à présent
reconnu par Natacha en personne comme site quasi-officiel !
Allez-y, ça vaut le coup d’œil (tant pour
le fond que pour la forme) !