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     MuSiQueS
 
JEAN-LOUIS AUBERT
Comme un accord
(Virgin - 2002)

1 - Commun accord
2 - L'essentiel
3 - Changer d'avis
4 - Alter ego
5 - Alta gracia
6 - L'amour
7 - Là
8 - Donne-moi une raison
9 - Cette vie
10 - Voyager en soi-même
11 - Milliers, millions, milliards
12 - Les petits riens
Au même titre que le Harrison Ford des Aventuriers de l’arche perdue ou que la rivalité Best - Rock’n’Folk, le Téléphone du tournant des années 70-80 fait partie de ces madeleines que les "enfants du rock" trimballent avec une nostalgie gourmande. Alors, quand Jean-Louis Aubert (ou Louis Bertignac ou Corine Marienneau, récemment) sort un nouvel album, on n’hésite jamais longtemps avant de se le procurer auprès de son disquaire préféré.

Et à chaque fois, la magie opère. Un son tellement personnel, des mélodies identifiables à la première écoute, une manière si particulière de versifier et surtout cette voix tellement caractéristique du chanteur-copain, pas toujours très juste mais dont on imagine mal pouvoir se passer.

Avec Comme un accord (Commun accord), Jean-Louis Aubert sort son 8e album solo (si l’on compte les l’album de Aubert and Co et le Concert privé) et, pour la première fois Richard Kolinka, batteur historique de Téléphone et fidèle entre les fidèles à son pote Jean-Louis, n’est pas aux baguettes, remplacé par Fabrice Moreau, frère de Patrick Bruel (nul n’est parfait).

Pour le reste, pas de surprise notable et c’est tant mieux serait-on tenté de dire, tant notre adhésion nostalgique repose sur des ingrédients immuables que l’on serait déçu de ne pas retrouver. Moins "expérimental" que Stockholm, son album précédent, Comme un accord apparaît d’ailleurs sur certains morceaux comme une véritable réminiscence du Téléphone originel (Changer d’avis et Voyager en soi-même) ce qui est forcément flatteur à notre oreille. On y trouve également un souffle d’alizés tropicaux subversifs (Alta gracia) et surtout quelques ballades inspirées que l’on se repasse avec volupté (Là, Donne-moi une raison, Cette vie, Les petits riens…). Enfin deux ou trois très belles chansons qui élèvent tout là-haut ce disque sur lequel notre copain Jean-Louis se présente à nous bras écartés et paumes ouvertes : Commun accord, Alter ego, Milliers, millions, milliards.

Merde, y a pas à dire, c’était quand même bien le temps de "dans l’temps", le temps du Téléphone avec fil…


Joël Fompérie
© Jowebzine.com - Mai 2002
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