1 - Commun accord
2 - L'essentiel
3 - Changer d'avis
4 - Alter ego
5 - Alta gracia
6 - L'amour
7 - Là
8 - Donne-moi une raison
9 - Cette vie
10 - Voyager en soi-même
11 - Milliers, millions, milliards
12 - Les petits riens
Au
même titre que le Harrison Ford des Aventuriers de larche
perdue ou que la rivalité Best - RocknFolk,
le Téléphone du tournant des années 70-80
fait partie de ces madeleines que les "enfants du rock"
trimballent avec une nostalgie gourmande. Alors, quand Jean-Louis
Aubert (ou Louis Bertignac ou Corine
Marienneau, récemment) sort un nouvel album, on nhésite
jamais longtemps avant de se le procurer auprès de son
disquaire préféré.
Et à chaque fois, la magie opère. Un son tellement
personnel, des mélodies identifiables à la première
écoute, une manière si particulière de
versifier et surtout cette voix tellement caractéristique
du chanteur-copain, pas toujours très juste mais dont
on imagine mal pouvoir se passer.
Avec Comme un accord (Commun accord), Jean-Louis Aubert sort
son 8e album solo (si lon compte les lalbum de Aubert
and Co et le Concert privé) et, pour la première
fois Richard Kolinka, batteur historique de Téléphone
et fidèle entre les fidèles à son pote
Jean-Louis, nest pas aux baguettes, remplacé par
Fabrice Moreau, frère de Patrick Bruel (nul nest
parfait).
Pour le reste, pas de surprise notable et cest tant mieux
serait-on tenté de dire, tant notre adhésion nostalgique
repose sur des ingrédients immuables que lon serait
déçu de ne pas retrouver. Moins "expérimental"
que Stockholm, son album précédent, Comme un accord
apparaît dailleurs sur certains morceaux comme une
véritable réminiscence du Téléphone
originel (Changer davis et Voyager en soi-même)
ce qui est forcément flatteur à notre oreille.
On y trouve également un souffle dalizés
tropicaux subversifs (Alta gracia) et surtout quelques ballades
inspirées que lon se repasse avec volupté
(Là, Donne-moi une raison, Cette vie, Les petits riens ).
Enfin deux ou trois très belles chansons qui élèvent
tout là-haut ce disque sur lequel notre copain Jean-Louis
se présente à nous bras écartés
et paumes ouvertes : Commun accord, Alter ego, Milliers, millions,
milliards.
Merde, y a pas à dire, cétait quand même
bien le temps de "dans ltemps", le temps du
Téléphone avec fil