1. That's what she said
2. Raoul
3. You shout, you shout, you shout
4. Recover
5. Monster
6. Lost at home
7. Keep your eyes peeled
8. On the campaign trail
9. Team drama
10. By my side
11. Rats
Des
titres accrocheurs, un visuel rigolo. Un groupe dont on sent qu’ils
en veulent et que le monde ne leur résistera pas.
On ne peut pas toujours se contenter des derniers disques de Rod Stewart
ou de Joe Cocker. La vie ne peut pas se résumer à ces
voix qui viennent nous servir une soupe tiède et qui a perdu
le goût fort qu’elle possédait à l’origine.
Ou alors on baisse les bras et on applaudit au fait que fin 2006,
on essaie de sortir de la naphtaline les costumes de Mireille Mathieu
ou de Sheila ! De qui se moque-t-on ? La longévité n’a
jamais remplacé un talent déficient. Ce n’est
pas, par exemple, parce que Michel Drucker est à la télévision
depuis plus de quarante ans qu’il est le plus grand animateur
cathodique de tous les temps.
Dans un univers où plus t’es vieux, mieux c’est,
un univers où l’andropause et la ménopause deviennent
des valeurs prônées par les papys et mamies boomers comme
jadis ils prônaient la paix et l’amour… Dans cet
univers-là, il n’y a rien de tel qu’un groupe de
petits jeunes qui sortent un premier album tonique et épatant
pour vous filer une… patate d’enfer !
Qui sont-ils ces jouvenceaux ? Ils s’appellent The Automatic
et, ce qui est bon signe quand on veut être un groupe, ils sont
quatre. Iwan, Frost, Rob et Pennie sont originaires du Pays de Galles.
Ils vivent du côté de Cardiff et se sont rencontrés
dans l’adolescence et non loin de l’école. Mais
l’école et les études, ce n’était
pas leur truc, comme vous vous en doutez.
Pourquoi s’appelent-ils The Automatic ? Par esprit de dérision
et parce qu’ils ont refusé la voie automatique qui leur
était toute tracée : la fameuse voie du métro,
boulot, dodo. Parce qu’ils ne sont pas (encore) des machines.
En 2005, ils ont tourné en Angleterre avec The Kooks qui étaient
récemment en couverture des Inrocks. Et leur première
galette qui sort ces temps présents s’appelle Not accepted
anywhere.
A peu près 37 minutes (11 titres) de rock vitaminé et
sans chichis, joué à fond les manettes mais sans oublier
refrain et mélodie. Vous mettez ce CD sur votre platine et
au premier son, vous ressentez un tremblement dans votre fondement.
Quelque chose vous chatouille. Vous n’avez pas envie de danser.
Non, non. Vous avez envie de pousser le son et de bouger dans tous
les sens. C’est une musique qui vous donne envie de vous défouler.
Mais aussi de vivre, de croquer dans la pomme et de sortir de chez
vous pour voir si vous allez enfin la trouver, cette chienne d’âme
sœur.
Alors c’est cela la qualité première de the Automatic
: ils sont vivants, ils vous rendent vivants. Oui, c’est cela
et c’est déjà rudement bien.