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Le deuxième album, comme le deuxième
livre ou le deuxième film, est toujours le plus difficile.
La première salve fait bénéficier de l'effet
de surprise, pas la suivante. Tous ceux qui ont été
surpris la première fois, et ont admiré le culot et
le talent dun artiste, lattendent la deuxième
fois de pied ferme avec l'obligation impérieuse de faire
mieux.
Dans ce contexte, la parution de Post en 1995 est une étape
importante et délicate de la carrière de Björk.
Incontestablement avant-gardiste sur une scène pop ronronnante,
cet album co-produit par Tricky pousse toujours plus loin les expérimentations
musicales de la petite magicienne islandaise et nous offre un album
dense et riche dans lequel sa maturité permet lémergence
de quelques perles intemporelles.
S'il ne fait aucun doute que le meilleur du talent de Björk
reste à venir, cet album ne doit pas être mésestimé
et constitue le chaînon nécessaire entre un démarrage
solo tonitruant (Debut en 1993) et un avenir prometteur.
Il nest que découter Isobel ou Army of me puis
Hyper-ballad pour ressentir la capacité de Björk à
faire se succéder des océans de douceur apaisante
à des sommets de force sereine.
Ajoutez It's oh so quiet, monument insurpassable de savoir faire,
à mi-chemin de la comédie musicale hollywoodienne,
grand orchestre compris (impossible de ne pas penser au New York,
New York de Liza Minnelli), et de la pure performance vocale, et
vous obtenez un très grand album !
Et puis, parce que vous m'êtes sympathiques,
je vais vous confier le secret du bonheur : installez-vous confortablement
dans un fauteuil moelleux, baissez la lumière et appuyez
sur la touche play après avoir sélectionné
le morceau numéro 8, Possibly maybe. Détendez-vous,
fermez les yeux : vous y êtes !
Joël Fompérie
© Jowebzine.com - Octobre 2001
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