CD 1
1 - In the heart of the morning
2 - London bye ta ta
3 - Karma man
4 - Silly boy blue
5 - Let me sleep beside you
6 - Janine
7 - Amsterdam
8 - God knows I'm good
9 - The width of a circle
10 - Unwashed and somewhat slighlty dazed
11 - Cygnet commitee
12 - Memory of a festival
13 - Wild eyed boy from freecloud
14 - Bombers
15 - Looking for a friend
16 - Almost grown
17 - Kooks
18 - It ain't easy
CD 2
1 - The supermen
2 - Eight line poem
3 - Hang on to yourself
4 - Ziggy stardust
5 - Queen bitch
6 - Waiting for the man
7 - Five years
8 - White light/white heat
9 - Moonage daydream
10 - Hang on to yourself
11 - Suffragette City
12 - Ziggy stardust
13 - Starman
14 - Space oddity
15 - Changes
16 - You pretty things
17 - Andy Warhol
18 - Lady stardust
19 - Rock'n'roll suicide
CD 3
1 - Wild is the wind
2 - Ashes to ashes
3 - Seven
4 - This is not America
5 - Absolute beginners
6 - Always crashing in the same car
7 - Survive
8 - Little wonder
9 - Man who sold the world
10 - Fame
11 - Stay
12 - Hello spaceboy
13 - Cracked actor
14 - I'm afraid of americans
15 - Let's dance
Ne
vous fiez pas au titre : ce disque na strictement rien
à voir avec le biberon de David Bowie. Même si
en 1968 lhomme nétait pas bien vieux, même
si sa carrière nen était quà
ses premiers pas, Bowie at the Beeb na quand même
pas pour traduction Bowie au biberon. The Beeb, en Angleterre,
cest simplement le gentil surnom attribué à
la BBC, la radio. Car à lépoque, les artistes
anglais se produisaient à la BBC, en direct, dans des
émissions comme John Peel in Top Gear, The sunday show
ou Sounds of the 70s. Et, Dieu merci, les bandes ont été
conservées, témoignages inestimables de la richissime
et magique période pop-rock!
Ici, on retrouve tout dabord, le 13 mai 1968, un jeune
homme de 21 ans, fraîchement débaptisé Jones
pour Bowie, qui entre dans le métier par la porte de
la variété proprette, légèrement
démodée.
Et pourtant, si on approfondit lécoute, on identifie
déjà dans une intonation, un timbre, une mélodie,
les fondamentaux qui feront bientôt sa gloire et notre
plaisir.
Tout le premier disque pourrait être sous-titré
"la genèse" (ou "les préliminaires").
On sent, au fil des séances (entre mai 68 et juin 71)
se mettre en place la voix, le style, le groupe, le son. Tony
Visconti - futur producteur des albums de légende - est
déjà là, à la basse. Puis Mick Ronson
- guitariste mythique des Spiders from Mars - fait son apparition
à la guitare. Quelques morceaux destinés aux tout
proches chefs-duvre (la série The man who
sold the world - Hunky dory - Ziggy stardust - Aladdin sane)
sont livrés ici, en avant-première et cest
vraiment très excitant à écouter. Quon
soit fan ou néophyte, dailleurs. Car je recommande
chaudement à qui souhaite découvrir Bowie daller
téter ce Beeb plutôt que ces médiocres compilations
proposées par ailleurs : lapproche sera dix fois
meilleure, plus sérieuse et plus satisfaisante.
Attaquons le deuxième disque, que je sous-titrerai "lenvol"
(ou... je sais pas moi, quest quil y a normalement
après les préliminaires...). Entre septembre 71
et mai 72, la BBC peut se vanter davoir accueilli sur
ses ondes plusieurs performances historiques, versions extrêmement
enthousiasmantes du gratin des albums ci-dessus, avec en prime
deux reprises de Lou Reed/Velvet Underground pas piquées
des hannetons. Cest vraiment fabuleux. Cest vraiment
Bowie, en pleine forme, avec son meilleur groupe, sa meilleure
inspiration, ses meilleurs morceaux. Ah la la, quel pied mes
amis ! Incontournable pour les fans, révélation
pour les amateurs, initiatique pour les néophytes, ce
CD 2 emportera tout le monde au nirvana.
Alors courez vous le procurer avant quil nen reste
plus ; si vous réussissez à dégoter lédition
limitée à laquelle je me réfère,
vous aurez droit en prime au dernier (en date !) enregistrement
à la BBC de notre caméléon aux yeux vairons.
27 juin 2000 au BBC Radio Theatre, devant 250 veinards. Bowie,
en pleine forme, en pleine maîtrise de sa voix (qui a
passablement mué depuis les années Ziggy), avec
un groupe au top niveau, un son impec. 15 morceaux de toutes
ses époques, bien envoyés, ça fait toujours
plaisir... même si la folie, lexcitation et lélectricité
des années 70 cétait mieux quand même.