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     MuSiQueS
 
THE BRAVERY
The Bravery
(Mercury - 2005)

1. An honest mistake
2. No brakes
3. Fearless
4. Tyrant
5. Give in
6. Swollen summer
7. Public service announcement
8. Out of line
9. Unconditional
10. The ring song
11. Rites of spring
Malgré ses qualités indéniables, The Bravery présente le redoutable défaut d’avoir été précédé par une foule de clones parfaits. Réservé aux inconditionnels des groupes en "The".


On vous refait le plan ? Rapidement alors, pour ceux qui ont la "comprenette" un peu engourdie. Donc, prenez quelques jeunes chevelus qui jouent passablement d’un ensemble d’instruments que l’on trouve habituellement dans un groupe de musique de jeunes (guitare, basse, batterie, essentiellement). Baptisez-les avec panache en faisant précéder leur patronyme d’un "The" de bon aloi. Faites-leur enregistrer quelques titres et choisissez le meilleur pour le balancer en single sur toutes les radios du pays (au choix Etats-Unis ou Angleterre). Faites mousser et occupez vos gamins en les relookant des pieds à la tête. Enfin, balancez l’album en jurant partout qu’il s’agit de la future "big thing" du rock. Ramassez les billets verts et passez au groupe suivant.

A qui le tour ? A The Bravery ! Ils sont cinq, new-yorkais (ce qui est beaucoup plus porteur que limougeauds), portent un nom impeccable et un look qui ne l’est pas moins. Ils déboulent même précédés d’un single de très haut niveau (An honest mistake) et armés de quelques titres tout a fait probants. Ainsi No brakes (qui ne fait pas mystère de sa dette envers The Cure), Swollen summer, Public service announcement ou Unconditional, voire Out of line qui allient précision mélodique et énergie électrique pour balancer des refrains irrésistibles auxquels on succombe vite… mais qui ne réussissent pas à nous retenir longtemps.

N’allez pourtant pas croire que The Bravery soit un groupe de seconde zone. Ni que nous avons un grief quelconque envers Sam Endicott et sa bande. Ils ont simplement la malchance de débarquer sur nos platines après qu’une bonne douzaine de concurrents directs les y ont précédés. The Strokes, The Vines, The Killers, The Rapture ou… Franz Ferdinand. Et même si on les annonce redoutablement efficaces sur scène, impossible dès lors de montrer le même enthousiasme que la première fois. On a beau être rock-critique, on n’en est pas moins humain.


Joël Fompérie
© Jowebzine.com - Avril 2005
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