1. An honest mistake
2. No brakes
3. Fearless
4. Tyrant
5. Give in
6. Swollen summer
7. Public service announcement
8. Out of line
9. Unconditional
10. The ring song
11. Rites of spring
Malgré
ses qualités indéniables, The Bravery présente
le redoutable défaut d’avoir été
précédé par une foule de clones parfaits.
Réservé aux inconditionnels des groupes en "The".
On vous refait le plan ? Rapidement alors, pour ceux qui ont la "comprenette"
un peu engourdie. Donc, prenez quelques jeunes chevelus qui jouent
passablement d’un ensemble d’instruments que l’on
trouve habituellement dans un groupe de musique de jeunes (guitare,
basse, batterie, essentiellement). Baptisez-les avec panache en faisant
précéder leur patronyme d’un "The" de
bon aloi. Faites-leur enregistrer quelques titres et choisissez le
meilleur pour le balancer en single sur toutes les radios du pays
(au choix Etats-Unis ou Angleterre). Faites mousser et occupez vos
gamins en les relookant des pieds à la tête. Enfin, balancez
l’album en jurant partout qu’il s’agit de la future
"big thing" du rock. Ramassez les billets verts et passez
au groupe suivant.
A qui le tour ? A The Bravery ! Ils sont cinq, new-yorkais (ce qui
est beaucoup plus porteur que limougeauds), portent un nom impeccable
et un look qui ne l’est pas moins. Ils déboulent même
précédés d’un single de très haut
niveau (An honest mistake) et armés de quelques titres tout
a fait probants. Ainsi No brakes (qui ne fait pas mystère de
sa dette envers The Cure), Swollen summer, Public service announcement
ou Unconditional, voire Out of line qui allient précision mélodique
et énergie électrique pour balancer des refrains irrésistibles
auxquels on succombe vite… mais qui ne réussissent pas
à nous retenir longtemps.
N’allez pourtant pas croire que The Bravery soit un groupe
de seconde zone. Ni que nous avons un grief quelconque envers
Sam Endicott et sa bande. Ils ont simplement la malchance de
débarquer sur nos platines après qu’une
bonne douzaine de concurrents directs les y ont précédés.
The Strokes, The
Vines, The Killers,
The Rapture ou…
Franz Ferdinand.
Et même si on les annonce redoutablement efficaces sur
scène, impossible dès lors de montrer le même
enthousiasme que la première fois. On a beau être
rock-critique, on n’en est pas moins humain.