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     MuSiQueS
 
CLAP YOUR HANDS SAY YEAH
Clap your hands say yeah
(Wichita - 2006)

1. Clap your hands !
2. Let the cool goddess rust away
3. Over and over again (lost and found)
4. Sunshine and clouds
(and everything proud)
5. Details of the war
6. Skin of my yellow country teeth
7. Is this love ?
8. Heavy metal
9. Blue turning gray
10. In this home of ice
11. Gimme some salt
12. Upon this tidal wave of young blood
La sensation de ce début d’année est signée d’un groupe au nom improbable (que l’on pourrait traduire par "Tapez Dans Vos Mains et Dites Ouais"), mais à la performance sonore enthousiasmante.


Ce ne sont pas forcément les premiers, mais ceux-là sont sans doute les plus emblématiques d’un phénomène nouveau consistant à atteindre la notoriété internationale sans avoir signé le moindre contrat avec une maison de disque. C’est à force de blogs, de MP3 et de bouche-à-oreille que Clap Your Hands Say Yeah a forcé les portes de la gloire. Il y a donc belle lurette que leur production circulait sur la toile, mais pour le disque il aura fallu attendre ce début d’année nouvelle pour voir se matérialiser la belle promesse : un groupe frais et original, revendiquant haut et fort sa liberté de création.

Liberté utilisée à bon escient puisqu’en distillant un rock mélodique et accrocheur qui n’est pas sans rappeler les premiers albums des Talking Heads (impression d’autant plus troublante que la voix haut perchée de Alec Ounsworth ressemble à s’y méprendre à celle de son illustre devancier, David Byrne), les cinq new-yorkais confirment sur CD ce qu’ils laissaient entrevoir en ligne : un cœur gros comme ça et une belle personnalité.

En ouvrant sur l’ironique Clap your hands et en enchaînant avec une folle farandole de titres acidulés et tressautants (Over and over again, Heavy metal, Skin of my yellow country teeth ou In this home of ice) jusqu’au final éblouissant et hypnotique offert par Upon this tidal wave of young blood, CYHSY signe un album d’une fraîcheur communicative. Un peu à l’image du Funeral d’Arcade Fire qui, l’an dernier à la même époque, nous avait cueilli à froid pour ne plus quitter nos platines et nos iPod.


Joël Fompérie
© Jowebzine.com - Janvier 2006



Site : clapyourhandssayyeah.com
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