1. Dogwood rust
2. Jaybird
3. Lucifer's memory
4. Swallow's eye
5. Holy teeth
6. Sour smoke
7. Hatched upon the age
Les
Comets On Fire tentent de réhabiliter guitares arabisantes,
voix criardes et longues plages expérimentales dans la lignée
des hérauts du rock progressif américain du début
des seventies, sans y parvenir vraiment. Déception.
Que les amateurs de punk et de destroy attitude passent leur chemin.
Les Comets On Fire ont semble-t-il plus écouté les disques
des Floyd, Can, Amon Düül, Led Zep ou King Crimson et lu
Tolkien, qu’écouté So alone de Johnny Thunders
et avalé des tonnes de Fitzgerald. On adore ou on déteste.
Objectivement, il est indéniable que ce qui se trame là-dedans
est sacrément maîtrisé. Epique, diraient certains.
Mais on pourrait tout aussi bien dire que c’est à mourir
d’ennui.
La production clinique transforme toutes velléités d’explosion
cosmique en pétards mouillés. On surjoue le côté
"arabisant" et expérimental des guitares façon
Woodstock, ou pire, Ritchie Blackmore. Les parties de batterie ressemblent
à s’y méprendre à celles de Keith Moon,
mais sans passion ni grandeur. La voix est une honteuse resucée
des années criardes Led Zep/Deep Purple. Malgré le cœur
que semble mettre Ethan Miller (chant, guitare) à l’ouvrage,
décidément, cette idée de ressusciter tout un
pan du rock mal dégrossi qu’on croyait définitivement
mort, est franchement étrange.
On sauvera la belle pochette aux graphismes biscornus, des paroles
pour le moins surréalistes, et surtout le premier titre (Dogwood
rust), ses nappes de guitares finement ciselées et sa basse
délirante ; mais sûrement pas ces horribles incursions
jazzy (Toy bird), ces longues, longues plages où rien ne se
passe (Lucifer’s memory), ou ce truc hideux façon hardcore
qu’est le cinquième titre (Holy teeth) de cet album en
forme de grand barnum hard-psyché-prog ! On se serait bien
passé de cet Avatar du rock indigeste des 70’s…