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     MuSiQueS
 
THE CORAL
Nightfreak and the sons of Beck
(Epic - 2004)

1. Precious eyes
2. Venom cable
3. I forgot my name
4. Song of the corn
5. Sorrow or the song
6. Auntie's operation
7. Why does the sun come up ?
8. Grey harpoon
9. Keep me company
10. Migraine
11. Lovers paradise
Six mois après leur deuxième album, les prolifiques liverpuldiens sortent onze nouvelles chansons un peu foutraques mais pleines d'énergie et de plaisir de jouer.


Le moins que l'on puisse dire, c'est que The Coral est un groupe suractif. Juillet 2002, sortie du premier album éponyme (et prometteur) de ces adolescents en rupture de banc scolaire. Un an plus tard, toujours au cœur de l'été, sortie d'un deuxième album (Magic and medicine) qui apporte au groupe la reconnaissance publique que son énergie mérite. Enfin, janvier 2004, sortie d'un nouvel opus, Nightfreak and the sons of Beck ! Autant dire qu'à ce rythme-là les gamins de Liverpool vont épuiser avant l'âge leur lot de chroniqueurs spécialisés…

Alors quoi de neuf pour The Coral, six mois après leur deuxième album ? Pas grand-chose à dire vrai, mais ça n'est pas sur le terrain de l'innovation que l'on s'attendait à les trouver. Disons plutôt que ce troisième album est une sorte d'exercice de style pour groupe prolifique en mal de riff, de séance studio festive entre deux tournées.

Résultat : un album enregistré en quasi live et produit sans trop de fioriture par un Ian Broudie que l'on a connu plus méticuleux. Mais surtout, un album de pur plaisir où les morceaux sont alignés sans trop de souci de cohérence ni d'homogénéité. Un seul objectif : il faut que ça pulse ! Alors le groove (timidement) funkysant de Venom cable ou Grey harpoon côtoie le ska psychédélique de I forgot my name, les perles noires Precious eyes et song of the corn, les rocks nerveux de Auntie's operation et Migraine ou la balade countrysante de Lovers paradise…

Bref, c'est foutraque et potache, ça dure 28 minutes tout mouillé, mais ça nous change agréablement des groupes à l'égo démesuré avant même la sortie de leur premier single. Alors prenons Nightfreak and the sons of Beck pour ce qu'il est : un bon bœuf entre copains passablement doués qui balancent avec panache onze morceaux bourrés jusqu'à la gueule d'envie et de naturel. Et, nous, on est preneur !


Joël Fompérie
© Jowebzine.com - Avril 2004
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