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     MuSiQueS
 
LES COWBOYS FRINGANTS
La grand-messe
(2005)

1. Intro
2. Les étoiles filantes
3. Ti-cul
4. 8 secondes
5. Plus rien
6. Hannah
7. Symphonie pour caza
8. La reine
9. En attendant (le réel de nos gens)
10. Lettre à Lévesque
11. Ces temps-ci
12. Ma belle Sophie
13. Shish taouk
14. Camping Ste-Germaine
15. Si la vie vous intéresse
16. Epilogue si tu penses un peu comme ça
Contrairement à ce que les chanteuses à voix essayent de nous faire croire, il existe une scène rock au Québec. La preuve : Les Cowboys Fringants sont dans les bacs.


Oui, le Québec n’est pas uniquement le fournisseur officiel des chanteuses à voix. Parmi ceux qui traversent l’océan, il en existe heureusement qui nous proposent une autre vision du paysage musical québécois : de la chanson revendicative et mélodique, avec pour représentants, j’ai nommé les Cowboys Fringants.

Bien sur, il faut quelques chansons d’initiation avant de saisir pleinement tous les mots et tournures de nos cousins d’amérique. Car, chose incroyable, on peut être québécois, chanter en France et conserver son identité !

Très connus dans leur province mais encore peu en France, les Cowboys ont débarqué il y a un an en remplissant l’Elysée Montmartre. Ils nous présentaient alors un live (Attache ta tuque) rassemblant sur deux CD et un DVD leurs trois précédents opus.

Les voilà maintenant avec leur nouvel album qui, bien que d’apparence plus sombre, apporte un grand souffle de clairvoyance et d’optimisme dans nos chaumières.

Revendicatif certes (En attendant, Lettre à Levesque), écologiste (8 secondes, Plus rien), un brin nostalgique (Les étoiles filantes) mais également dépeignant des vies malheureusement ordinaires (Ti-cul, Hannah), les petits tracas amoureux (Ces temps-ci), ou racontant simplement de belles histoires (La reine), les Cowboys nous parlent de ce qui nous parle.

Un style folk country, une musique festive et très mélodique, des textes réalistes ne tombant jamais dans la facilité, les Cowboys livrent un album sincère.

Ça coûte moins cher qu’un billet d’avion, et on a l’impression d’y être. Alors arrêtez de niaiser*, mettez vos gougounes*, et sans risque de se faire pogner* allez acheter du bonheur en galette.


Benoît Delvigne
© Jowebzine.com - Juin 2005



* En québécois dans le texte
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