1. Intro
2. Les étoiles filantes
3. Ti-cul
4. 8 secondes
5. Plus rien
6. Hannah
7. Symphonie pour caza
8. La reine
9. En attendant (le réel de nos gens)
10. Lettre à Lévesque
11. Ces temps-ci
12. Ma belle Sophie
13. Shish taouk
14. Camping Ste-Germaine
15. Si la vie vous intéresse
16. Epilogue si tu penses un peu comme ça
Contrairement
à ce que les chanteuses à voix essayent de nous
faire croire, il existe une scène rock au Québec.
La preuve : Les Cowboys Fringants sont dans les bacs.
Oui, le Québec n’est pas uniquement le fournisseur
officiel des chanteuses à voix. Parmi ceux qui traversent
l’océan, il en existe heureusement qui nous proposent
une autre vision du paysage musical québécois
: de la chanson revendicative et mélodique, avec pour
représentants, j’ai nommé les Cowboys Fringants.
Bien sur, il faut quelques chansons d’initiation avant
de saisir pleinement tous les mots et tournures de nos cousins
d’amérique. Car, chose incroyable, on peut être
québécois, chanter en France et conserver son
identité !
Très connus dans leur province mais encore peu en France,
les Cowboys ont débarqué il y a un an en remplissant
l’Elysée Montmartre. Ils nous présentaient
alors un live (Attache ta tuque) rassemblant sur deux CD et
un DVD leurs trois précédents opus.
Les voilà maintenant avec leur nouvel album qui, bien
que d’apparence plus sombre, apporte un grand souffle
de clairvoyance et d’optimisme dans nos chaumières.
Revendicatif certes (En attendant, Lettre à Levesque),
écologiste (8 secondes, Plus rien), un brin nostalgique
(Les étoiles filantes) mais également dépeignant
des vies malheureusement ordinaires (Ti-cul, Hannah), les petits
tracas amoureux (Ces temps-ci), ou racontant simplement de belles
histoires (La reine), les Cowboys nous parlent de ce qui nous
parle.
Un style folk country, une musique festive et très mélodique,
des textes réalistes ne tombant jamais dans la facilité,
les Cowboys livrent un album sincère.
Ça coûte moins cher qu’un billet d’avion,
et on a l’impression d’y être. Alors arrêtez
de niaiser*, mettez vos gougounes*, et sans risque de se faire
pogner* allez acheter du bonheur en galette.