THE
CRANBERRIES
Wake up and smell the coffee
(MCA - 2001)
1 - Never grow old
2 - Analyse
3 - Time is ticking out
4 - Dying inside
5 - This is the day
6 - The concept
7 - Wake up and smell the coffee
8 - Pretty eyes
9 - I really hope
10 - Every morning
11 - Do you know
12 - Carry on
13 - Chocolate brown
14 - Salvation (Live in Paris)
15 - In the ghetto
Déjà
le cinquième album pour des Cranberries qui font tranquillement
leur petit bonhomme de chemin sans trop ralentir en route (même
si Bury the hatchet date tout de même de 1999) malgré
le temps pris par la chanteuse pour mettre au monde une petite
fille.
Pourtant, dès le premier abord, les retrouvailles s'annoncent
houleuses. Comment peut-on oser sortir attifé comme ça
? Non mais cest pas vrai ! Qu'est-ce que c'est que cette
pochette ? On croirait un vieux Pink Floyd des familles ! On
est en plein trip 70s ! Déjà, le précédent
était de la même veine. Bonne poire, on avait fermé
les yeux, mais là, trop c'est trop ! Alors, c'est bien
simple, moi, j'ai commencé par virer la pochette !
Cela fait, les choses sérieuses ont commencées
: l'écoute de l'album. Et là, soyons francs ça
s'arrange. D'abord le menu est copieux : 15 titres, dont un
très convaincant Salvation enregistré live à
Paris lors de la dernière tournée. Mais surtout,
le menu est goûteux. La bande à Dolores semble
s'éloigner définitivement de ses ritournelles
irlandaises qui-marchent-à-tous-les-coups pour des chansons
plus élaborées, d'un abord moins évident
mais infiniment plus gratifiantes sur la durée.
Démarrage en douceur avec Never grow old, et puis on
enchaîne, avec Analyse, sur un morceau typically Cranberries,
de ceux quon retrouve, le printemps venu, sur les spots
publicitaires de lOffice du Tourisme Irlandais. Vient
ensuite un beau Time is ticking out qui nous fait patienter
jusquà lun des deux sommets de lalbum,
Wake up and smell the coffee, sans doute le titre le plus travaillé
et le plus abouti avec I really hope en cerise sur le gâteau.
Reste que si les Cranberries haussent ici encore le niveau de
leurs compositions, les textes continuent tristement à
voler au ras des trèfles irlandais. Et, pour tout dire,
ça gâche un peu le plaisir