1 - 10.15 saturday night
2 - Accuracy
3 - Grinding halt
4 Another day
5 - Object
6 Subway song
7 Foxy lady
8 Meat hook
9 So what
10 Fire in Cairo
11 Its not you
12 Three imaginary boys
Les
plus anciens sen souviennent sans doute encore, larrivée
des Cure en 1979 a été un véritable coup
de tonnerre dans le PAR (paysage audiovisuel rock). Sorte de
fusion efficace entre les groupes virtuoses (mais ô combien
ennuyeux) des 70s et le raz-de-marée punk des deux
dernières années, la bande à Robert Smith
a fait souffler un vent nouveau sur la musique en défrichant
le terrain pour une new wave à venir.
Tout de sombre vêtus, maquillés comme des voitures
volées et la tignasse ébouriffée, nos quatre
compères débarquaient avec une poignée
de chansons affûtées sur toutes les scènes
de la bouillante Angleterre de lépoque. Armés
de ces quelques titres emblématiques, ils investissaient
le Bataclan pour un premier concert parisien devant une centaine
zozos alertés par la rumeur flatteuse venue de lautre
côté du Chanel. Un sulfureux Killing an arab, inspiré
de Létranger dAlbert Camus, dont lenregistrement
était pratiquement introuvable. Un imparable 10.15 on
Saturday night, devenu lhymne dune époque.
Un terrifiant Subway song construit comme un court métrage
en noir et blanc
Réunis sur un premier album intitulé Three imaginary
boys paru la même année, tous ces titres (à
lexception notable de Killing an arab) nous permettent
de revenir à la source dun groupe qui, depuis,
a fait le chemin que lon sait, passant par des périodes
obscures avant de réapparaître en pleine lumière
avec Bloodflowers.