1. Riot radio
2. A different age
3. Train to nowhere
4. Red light
5. We get low
6. Ghostefaced killer
7. Loaded gun
8. Control this
9. Soul survivor
10. Nationwide
11. Horizontal
12. The last tesort
13. You're not the law
La
vie (musicale) n’est qu’un éternel recommencement
et, chaque semaine ou presque, de nouveaux groupes anglais et
américains le prouvent. Cette semaine, The Dead 60’s
!
- Dans la famille Revival ska-dub-reggae, je voudrais les fils.
- Pioche.
- Bonne pioche, j’ai les Dead 60’s !
Vous l’avez compris, c’est reparti comme en 79-80,
quand The Clash (re)découvraient le dub et passaient
tout se qui leur tombait sous la main à la moulinette
jamaïcaine (Black market, puis Sandinista), à commencer
par leurs titres punk-rock inoubliables, et quand The Specials
nous secouaient dans tous les sens à longueur de tubes
irrésistibles. Les archéologues de la semaine
s’appellent The Dead 60’s, arrivent tout droit de
Liverpool et se reconnaissent aisément grâce leurs
inimitables (et impeccables) polos Perry noirs ou rouge et leur
parti-pris définitif de regarder loin derrière
eux pour y découvrir l’avenir.
De Ghost town à Justice tonight, The Dead 60’s
a tout assimilé de la production de ses aînés
et restitue un album cohérent de bout en bout, avec des
titres aussi forts que Riot radio (White riot + Radio Clash
?), Train to nowhere, Ghostfaced killer (avec des vrais morceaux
de Gangsters à l’intérieur), Control this
ou You're not the law.
Guitares syncopées, nappes d’orgues chevrotantes,
rythmique légèrement décalée, basses
profondes, Kingston est installé sur les bords de la
Mersey et nos quatre rude boys recyclent les gimmicks des vinyls
de leurs parents. Certes le discours, urbain, n’est plus
chargé de l’urgence politique qu’un Joe Strummer
savait y mettre, et le livret fourre-tout "à la
manière de" semble bien propret en comparaison de
ce que proposaient les Clash, mais les Dead 60’s ne trahissent
pas pour autant les grands anciens en restant fidèles
à l’essentiel : l’esprit et le talent, sinon
l’originalité.
La minute encyclopédique de Jowebzine.com :
pourquoi "The Dead 60’s" ?
Pour reprendre l’une des expressions fétiches de
la scène musicale anglaise : "You sound dead sixties
!" que l’on peut traduire par "Tu sonnes sixties
à mort !"