1. A pain that I'm used to
2. John the revelator
3. Suffer well
4. The sinner in me
5. Precious
6. Macro
7. I want it all
8. Nothing's impossible
9. Introspectre
10. Damaged people
11. Lilian
12. The darkest star
Laissés
pour morts à la fin des années 90, Depeche Mode
est réapparu avec le nouveau siècle et, si l'on
en croît leur nouvel album, semble reparti pour un tour
complet du cadran.
Difficile de faire plus "survivants" que Depeche Mode…
Bientôt trentenaire (le groupe, pas les musiciens), le
trio britannique a traversé les années en multipliant
les albums (Playing the angel est le onzième) et les
expériences extrêmes. Jusqu'à frôler
la mort à la fin des années 90 dans le cas Dave
Gahan… Et puis le miracle a eu lieu en 2001 avec un retour
au premier plan que l'on n'attendait plus depuis longtemps :
Exciter allait se vendre à deux millions d'exemplaires
et autant de fans se bousculeraient lors de la tournée
mondiale qui s'ensuivrait !
Depuis, la priorité avait été donné
aux projets individuels des uns et des autres. Sous la forme
d'un album solo pour Dave Gahan en 2003 (Paper monsters), d'un
album hommage aux légendes de la musique pour Martin
Gore la même année (Counterfeit2) et de la création
d'un label (Toast Hawaï) pour Andy Fletcher. Ajoutez à
cela une vie privée pour le moins dispersée (géographiquement)
entre Londres, Los Angeles et New York et vous aviez en main
toutes les bonnes raisons de penser que Depeche Mode ne revivrait
plus désormais que sous la forme de rééditions
et autres compilations (The singles 81-85, The singles 86-98,
etc.)…
Il faut pourtant croire que la muse du groupe ne s'était
pas définitivement assoupie puisque nous tenons entre
nos mains un inattendu Playing the angel dont on nous dit que
l'enregistrement n'a débuté qu'en début
d'année. Dix mois de l'entrée en studio à
la mise en place dans les bacs : voilà déjà
un petit exploit auquel Depeche Mode ne nous avait pas habitué.
Enregistré aux Etats-Unis et à Londres et produit
par Ben Hillier (Doves, Blur) qui ne se cache pas de n'avoir
jamais été fan du groupe (!), ce nouvel opus n'en
est d'ailleurs pas à une surprise près. A commencer
par la fraîcheur des compositions, rarissime chez un groupe
de ce millésime. Ainsi Precious, premier single extrait,
dont le refrain triomphant annonce la couleur, ou l'excellent
John the revelator qui pourrait bien constituer le tube de cet
album, ou encore la voix retrouvée de Dave Gahan sur
Suffer well. Autre surprise de taille : Martin Gore ne signe
pas l'intégralité des 12 titres de Playing the
angel, laissant un peu de place à Dave Gahan pour I want
it all, Suffer well et Nothing's impossible. Pour autant, la
tonalité générale de l'album ne surprendra
pas les afficionados qui retrouveront, intacte, la synthé-pop
de leurs idoles.
Finalement, tout cela ressemble furieusement à une re-naissance
inespérée, y compris pour les premiers intéressés.
Ainsi Dave Gahan qui déclarait récemment : "Nous
avons accompli et survécu à tant de choses en
25 ans… De tous les groupes de l'époque, j'aurais
parié que Depeche Mode serait le premier à disparaître
!" Nous aussi Dave, nous aussi… mais vous retrouver
là aujourd'hui est une sacré bonne nouvelle !