1. Andrew
2. Manderley
3. October in May
4. Where doses it lead
5. Balancing my head
6. Wasted time
7. The waltz
8. Feeling insecure
9. Unsure
10. Dear
11. Whishing i could taste him
Voilà
l’album de l’année ! Certes, c’est un peu
tôt pour le dire ! Et puis c’est un avis personnel ! Enfin
le succès semble confidentiel… Mais que voulez-vous ?
Certains disques ont cette qualité rare de rester indéfiniment
scotchés à la platine.
Car Diving with Andy traîne sur la platine depuis un bon moment.
Février de cette année, première écoute
: rien de transcendant. Ce sont des jolies ritournelles acidulées.
La fille a une voix élégante, mais l’originalité
semble absente. Le trip "nymphette de la pop", ça
commence à ressembler à un méchant tic de production
en France.
En conclusion (hâtive) : tout cela était joliment "bourgeois
bohème" mais franchement pas nouveau. Restait le souvenir
de la première chanson, Andrew, aux arrangements plus que réussis
avec ses cordes subtiles et sa guitare rétro !
Puis deux mois plus tard, nouvelle découverte : au hasard d’une
réécoute, la seconde chanson est encore meilleure que
la première. Un orgue ensorcelant, une voix douce et une superbe
mélancolie, voilà ce qu’il faut pour faire de
Manderley, le vrai lancement d’une écoute plus attentive
de l’album.
Depuis chaque passage a son lot de révélations. Rarement
un disque se visite avec autant de curiosité. Depuis Automatic
for the People dans le cas de votre serviteur. Comme dans l’album
de REM, le premier opus de Diving With Andy cache des secrets bien
gardés : l’apparente nonchalance devient petit à
petit de la virtuosité.
Ce disque libère avec parcimonie ses nuances. Le style rappelle
le talent immense et méconnu de Ben & Jason et quelques
illustres noms de la pop anglaise. La voix oscille entre Suzanne Vega
et Fiona Apple. La guitare s’entortille autour de compositions
plus complexes. Les cordes sont magnifiquement utilisées. Anglophiles
jusqu’au bout des doigts, ce trio a digéré toutes
les qualités de la pop harmonieuse.
Très vite, c’est l’addiction. Depuis, les autres
disques ne parviennent pas à faire oublier les onze mélodies
de Diving With Andy. Les petits nouveaux écrasent la concurrence
car on revient toujours vers eux et quelques mois avant la fin de
l’année, c’est ainsi : il s’agit là
du disque de l’année, celui qui l’aura idéalement
accompagnée !