1. Francesca's party
2. Cocaine man
3. Lisa said
4. Waiting for surprises
5. Young gods
6. Sister sister
7. Floorshow
8. Cages
9. Dirty water
Deuxième
album de Baxter Dury, tout en retenue et en sensibilité.
Neuf titres faits pour toucher au cœur et y rester.
Baxter Dury n’est pas un type expansif. Pour son deuxième
album en trois ans, ce qui n’est déjà pas
un rythme que l’on peut décemment qualifier de
"frénétique", il se contente de 9 titres
parcimonieusement dispensés. En tout autre circonstance,
on pourrait s’en contenter, seulement voilà : Baxter
Dury a ce petit quelque chose dans la composition et dans la
voix qui nous frustre méchamment quand sonnent les derniers
accords de Dirty water.
Sorte de chanteur-conteur urbain, Baxter se positionne à
des années-lumières de l’énergie
désespérée et (auto)destructrice de son
Ian de père. Et même si lui aussi affiche une prédilection
évidente pour les histoires de "sex, drugs and rock’n’roll",
c’est sur un autre ton qu’il décline la trilogie.
Tout en douceur, mêlant intimement sa voix à celle
de sa complice Johanna Hussey, Baxter Dury se tourne ostensiblement
du côté d’un Lou Reed (qu’il prétend
par ailleurs détester) qui aurait opté pour un
marmonnement bougon et oppressant. Enregistré pendant
l'hiver 2004, à Los Angeles, avec l'aide du guitariste
Mike Mooney et du batteur Damon Reece, tous deux issus de Spiritualized,
Floorshow se tient soigneusement à l’écart
des modes actuelles.
On ne s’en passionne pas moins pour cette atmosphère
lourde et obsédante qui ne relâche jamais son étreinte
tout en faisant preuve d’une remarquable légèreté.
Digne successeur du Len
Parrot’s memorial lift salué ici comme il se
doit, Floorshow est de ces albums que l’on se surprend
à rechercher régulièrement dans notre discothèque,
parce que, sans paillette ni esbrouffe, ils nous touchent durablement.