1. Lights
2. Munich
3. blood
4. Fall
5. All sparks
6. Camera
7. Fingers in the factories
8. Bullets
9. Someone says
10. Open your arms
11. Distance
Le
fantôme de Joy Division n'est jamais très loin
des onze titres du premier album des Editors. Mais l'hommage
est si beau...
Si 2005 est l’année des revival en tout genre,
la palme revient sans doute aux Editors dont l’hommage
(revendiqué) à la cold wave en général
et à Joy Division en particulier est, contre toute attente,
du meilleur goût. On pouvait en effet craindre le pire
d’un projet visant à ressusciter Ian Curtis (sinon
ses compagnons de l’époque qui ont su sauver leur
âme et leur portefeuille sous le patronyme de New Order),
suicidé en 1979 après avoir laissé à
la postérité deux des plus beaux albums de l’histoire
du rock.
Pourtant, le groupe de Birmingham n’est pas tombé
dans le panneau du plagiat vain (et ridicule), choisissant plutôt
de s’appuyer sur la voix sombre et puissante de son chanteur
(Tom Smith) pour sublimer la noirceur d’un univers familier.
Dès lors, si le nom de Joy Division vient irrésistiblement
à l’esprit lorsque l’on évoque The
back room, c’est dans une version musclée et sensiblement
plus rapide, qui aurait choisi de laisser de côté
la mélancolie maladive de Curtis pour la folie battante
d’un Nick Cave ou la vigueur inoxydable d’un autre
Ian, McCulloch.
En alignant onze mélodies profondes et en affirmant une
personnalité indéniable (même si la ligne
de basse lourde est toujours là), Editors marque des
points importants dans la course au succès et ce ne sont
pas ses prestations scéniques ni son premier single (Bullets)
qui viendront démentir un bouche à oreille de
plus en plus pressant. Il se passe quelque chose dans le nord
de l’Angleterre qui s’appelle Editors, pas ré-Editors
!