1. Ribcage
2. Fallen angel
3. Fugitive motel
4. Snooks (progress report)
5. Switching off
6. Not a job
7. I've got your number
8. Buttons and zips
9. Crawling with idiot
10. Grace under pressure
11. Flying dream
Un
second album attendu mais décevant compte tenu des qualités
de ce groupe que l’on promettait à un bel avenir sur
la scène britannique
Formé dans le courant des années 90, près
de Manchester, Elbow, après pas mal de soucis et d'expériences
ratées, parvient malgré tout à sortir Asleep
in the back en 2001. Album plutôt bien accueilli par la presse,
mais pas forcément abordable pour autant. C'est surtout sur
scène que le groupe se fait une réputation, en France
entre autre, avec un passage remarqué au festival des Inrocks
en 1ère partie de Mercury Rev en 2001.
Avec ce nouvel album, Cast of thousand, on plaçait beaucoup
d'espoir en Elbow qui avait tout pour devenir un groupe incontournable
de la scène britannique… ce qui tarde à arriver.
Pourtant, Ribcage, le 1er single qui ouvre Cast of thousand, est tout
simplement magnifique. Sous ses airs de gospel, le refrain "And
when the sunshine, Throwin' me a lifeline, Finds it's way into my
room, All I need is you" laisse la voix de Guy Garvet s'effacer
pour laisser place à des chœurs de toute beauté.
On ne peut s'empêcher de revenir sur cette perle avant de passer
à la suite, de peur, peut-être, d'être déçu.
Vient ensuite l'envoûtant Fallen angel dans un genre plus proche
de ce qu'on connaissait de Elbow, qui est également une belle
réussite.
Un
sentiment mitigé
Cependant,
il faut avouer qu'en dehors de ces 2 singles, le reste de l'album
est certainement moins abordable. Et un peu décevant même...
En quelques titres, on se retrouve noyé dans une sorte de tristesse
et de noirceur déprimante. Not a job nous fait redescendre
sur terre par son manque d'inspiration musicale loin des diverses
expérimentations sonores habituelles du groupe. Une simple
balade pop sans réel intérêt. Dommage qu'Elbow
se plonge dans cette facilité que l'on retrouve ensuite sur
Buttons and zip ou Switching off. L'album s'enferme dans la mélancolie
et la légèreté, avec cependant quelques moments
incroyables comme Grace under pression, enregistré avec les
chœurs gospel de la communauté de Londres et la foule
du festival de Glastonbury 2002 chantant We still believe in love
so fuck you. Mais ce titre vient malheureusement trop tard pour sauver
Cast of the thousand.
Expérimental
parfois, mais trop rarement par rapport au premier album, l’album
laisse un sentiment mitigé, voire frustrant. On attend avec
impatience les prestations sur scènes en 1ères parties
de Grandaddy en cette fin d'année, histoire de pouvoir se rassurer
sur ce groupe qui mérite mieux...