1. No use crying
2. Nature's law
3. Target
4. Sainted
5. I can't come down
6. Celebrate
7. Exploding machines
8. Even smaller stones
9. End is near
10. This new day
Je
me promenais, dans les rayons d'un disquaire de Londres, quand mon
regard tomba sur ce disque : Oui, le nouveau Embrace, le groupe "pote"
de Coldplay (Chris Martin lui avait offert le morceau Gravity, tube
monté à la 6e place des charts britanniques en 2002),
le groupe dont le nouvel album, This new Day, est qualifié
de "triomphant" par le New Musical Express...
Séduit par leur album de 2002, et malgré la crainte
de la déception causée par la réputation hyperbolique
du journal précédemment cité, je décidais
donc de clamser mes dernières livres et de m'offrir ce disque,
quitte à être déçu par la suite. On est
mélomane ou on ne l'est pas.
Et bien m'en a pris, finalement. Les lignes claires de guitare sont
là, comme à l'habitude, la voix racée et chialante
à souhait (on fait du glam-rock ou on en fait pas !), les textes
parfois apocalyptiques (The end is near), parfois un peu mièvres,
mais jamais vides...
Le groupe peut également se targuer d'avoir des envies de dance-floor
(Sainted et son refrain très club) ou de pleurer toutes les
larmes de son corps (I can't come down), mais il déçoit
surtout par un single minable, Nature's Law (l'une des deux-trois
pistes franchement pénibles, avec Exploding machines et Even
smaller stones ). Heureusement, il signe aussi de véritables
hymnes (les très beaux Celebrate, Target, No use crying, This
new day) qui contribuent à faire de cet album une véritable
réussite, peut-être enfin à la mesure de l'ego
démesuré de la formation britannique.
Alors, bien sûr, This new day ne réinvente rien, ne révolutionne
pas le monde de la pop anglaise, mais si vous aimez Coldplay et les
autres groupe du même genre, si vous aussi vous êtes sensible
à la beauté de la pochette (le livret est également
très beau) jetez-vous dessus, car cet opus contient de petites
pépites qui durent en bouche ! Une fois n'est pas coutume,
le NME n'aura jamais aussi bien nommé un disque : triomphant,
c'est bien le mot qui sied.