Très
beau coffret Barclay en hommage au 10e anniversaire de la disparition
de Marvin Gaye, malheureusement complété d’un
dispensable DVD "Live in Montreux" de piètre
qualité.
Cette nouvelle sortie de ses plus grands succès est un
très bel hommage pour l'anniversaire des 20 ans de sa
mort et un véritable plaisir acoustique pour les fans
et non-fans : la bonne musique fait toujours l'unanimité.
Le premier CD est une rétrospective de la période
des années 60 sur le label Motown. Le second compile
ses grands tubes du début des années 70 jusqu'à
sa mort en 1984. Inclus deux inédits en version stéréo
de His eye is on the sparrow. What's going on est magnifique,
Grapevine restera son plus gros succès. Et côté
Sexual healing, on touche à la plus extrême sensualité...
Ce double Best-Of est indispensable parce qu'il donne l'occasion
de redécouvrir la magie et la richesse de la musique
noire américaine, de la soul des seventies, qui a vu
le jour grâce au mythique label Motown. Ce label fondé
en 1960 par Berry Gordy nous a abreuvé de perles rares
à l'exemple de Stevie Wonder, Diana Ross, des Jackson
5, des Temptations, ou encore de Lionel Richie.
Le DVD, par contre, est assez décevant. Pour les fans,
il s'agit d'un pur moment de bonheur où Marvin chante
sur la scène du festival de Montreux en 1980 pour 90
minutes d’un concert d’anthologie issu de la douloureuse
période Hear, my dear. Pour ceux qui connaissent sa vie
personnelle (il est effondré par un divorce dont il ne
se remet pas), fragile messie avançant sur une mer de
cuivres déchaînée, il est tout simplement
poignant. Ce concert de Montreux fait partie de ces documents
que l'on ressert aux fans dans une optique mercantiliste de
mauvais goût. Certes, cela restera le seul concert digne
de souvenir de cette ville suisse, mais l'image est de piètre
qualité et le son mal restitué. Pour faire court,
il ne s'agit que d'une prise directe en plan fixe, et Marvin
Gaye méritait mieux.
On déplore l'absence de bonus qui augure peut-être
de la sortie d'un DVD "maxi bonus collector" toujours
dans cette optique mercantile qui me déplait de plus
en plus.