1. Blow
2. Do you read me ?
3. Jet sex
4. Cockpit inferno
5. 'til you faint
6. The dragster-wave
7. Sweet love
8. High voltage queen (the reign of)
9. 21st century crooners
10. Mine
11. Horse
12. Sea-side friends
Après
un premier album, Electronic jacuzzi, les Belges de Ghinzu reviennent
sur le devant de la scène avec un nouvel opus, Blow,
suivi d'une longue tournée qui s'achèvera en France
le 13 juin prochain, avec un concert à l'Olympia.
Tirant leur nom d'une marque de couteaux japonais dont le slogan
est "Plus on coupe, plus ils s'aiguisent", les Belges
de Ghinzu ne font pas dans la dentelle. Après un premier
album, Electronic jacuzzi, ils reviennent avec un nouvel opus,
Blow, sorti en 2004. Au programme de cet album, douze chansons
qui n'ont musicalement rien à voir les unes avec les
autres, mais qui gardent en commun ce petit quelque chose inimitable
qui fait que chaque morceau est identifiable comme étant
une création de Ghinzu. Et je ne parle pas de la voix
du chanteur, John Stargasm, puisque cela fonctionne aussi pour
les balades purement instrumentales (21st century crooners).
La première écoute surprend quelque peu, car le
premier single, Do you read me, diffusé sur les ondes
il n'y a pas si longtemps, n'est pas particulièrement
représentatif de cet album.
Blow, qui a donné son titre à l'album, l'ouvre
tout en douceur et dure près de neuf minutes. S'ensuit
le fameux Do you read me. Le rythme s'accélère,
pour s'adoucir à nouveau sur le très joli Jet
sex, sensuel et troublant. Arrive ensuite Cockpit inferno, dont
les paroles sont les mêmes que celles de Jet sex mais
sur une rythmique bien différente. Encore et toujours
cette alternance de douceur et de violence, qui dure jusqu'à
la fin. On adore les cris de possédé poussés
par le chanteur sur Mine - un pur bonheur - qui constitue par
ailleurs avec 21st century crooners, l'un des plus beaux morceaux
de cet album.
Et sur scène ? C'est simple : Ghinzu sur scène,
c'est cette même énergie, mais décuplée,
doublée d'un spectacle inoubliable.
Lors du concert au Plan de Ris-Orangis le 9 avril dernier, le
groupe arrive sur scène, cette fois sans perruques ni
masques. Pas d'artifice. Le chanteur au clavier au début
du show, ne se lève que pour entamer un twist endiablé
et enflamme le public. De même Greg, le guitariste, semble
comme possédé et se laisse aller à la folie,
emporté par sa guitare. C'est, beau, et c'est impressionnant.
Un set essentiellement composé de morceaux de Blow, court,
mais efficace. Probablement l'un des meilleurs groupes d'electro-rock
du moment.