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     MuSiQueS
 
GRIZZLY BEAR
Yellow house

(Warp - 2006)
1. Easier
2. Lullabye
3. Knife
4. Central and remote
5. Little brother
6. Plans
7. Marla
8. On a neck, on a spit
9. Reprise
10. Colorado
L’heure des comptes n’a pas encore sonné, mais Grizzly Bear pourrait bien prendre la place qu’avait occupé Animal Collective en 2005 en qualité de meilleur groupe indé-intello de l’année écoulée.


Bon c’est vrai que pour remporter ce trophée, mieux vaut être Américain, habiter la côte Est, voire même plus précisément New York, pour faire encore plus cool. Grizzly Bear a de la chance de ce point de vue et rempli tous les critères de sélection. Ajoutez à cela une belle disposition pour la pop à tiroir et les mélodies foutraques, et c’est toute une communauté de Nerds qui commence à s’émoustiller et crier au génie.

Ce quatuor de multi instrumentistes ne s’est stabilisé sous cette forme qu’avec la sortie de ce Yellow house. Après s’être amusés à deux, Edward Droste et Chris Bear se sont trouvé de nouveaux amis pour jouer à un nouveau jeu très rigolo : la confection artisanale d’un bon album de pop. Si dans cet art noble et délicat, les New Yorkais ont convoqué l’âme d’un certain Brian Wilson pour les mélodies mijotées aux petits oignons, une légère touche psychédélique faite d’arrangements gentiment barrés et d’une douce langueur viennent également épicer ce presque parfait Yellow house. Le groupe en vient même à évoquer les débuts de Genesis à l’époque où les Anglais savaient encore être subtils. Les arpèges de la 12 cordes et les montées tout en douceur font immanquablement penser à la bande à Gabriel, entre folk typiquement anglais et envolées épiques renversantes.

Très peu de choses sont à jeter finalement dans cette collection de petites chansons qui s’imbriquent les unes aux autres dans un tout très cohérent. On sent également ces petits gars assez perfectionnistes en termes d’enrobage. Bardés d’instruments divers et variés, les musiciens sortent toute leur panoplie pour nous chatouiller calmement les oreilles. On sent parfois ici et là quelques moments de flottement, mais des morceaux comme On a neck, on a spit qui a tout d’un classique inattaquable, pardonnent les quelques petites imperfections que l’on pourrait trouver en faisant sa fine bouche.


Julien Goarnisson
© Jowebzine.com - Septembre 2006



Sites
- www.grizzly-bear.net
- http://myspace.com/grizzlybear
- www.warprecords.com
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