FRANCOISE
HARDY
Tant de belles choses
(Virgin Music - 2004)
1. Tant de belles choses…
2. A l’ombre de la lune
3. Jardinier bénévole
4. Moments
5. Soir de gala
6. Sur quel volcan ?
7. So many things
8. Grand hôtel
9. La folie ordinaire
10. Un air de guitare
11. Tard dans la nuit…
12. Côté jardin, côté cour
HARDY
PAS HARDIE
Un album agréable, très élaboré,
mais trop moyennement inspiré et trop sans surprise pour
réussir à nous emballer complètement.
On était resté sur un très sympathique
Clair obscur, émaillé de duos (Iggy Pop, Ol, Dutronc…)
et de reprises. Quatre ans plus tard, Françoise Hardy
revient avec un album plein de collaborations, mais où
elle joue solo : la plupart des textes et toutes les interprétations
sont de son cru. Un album plus personnel, on devrait dire, dans
ce cas là. On regrettera donc d’autant plus au
final qu’il ne soit pas un brin plus intense, plus inventif
et riche en sensations. D’ailleurs, pour une fois, si
vous le voulez bien, je vais commencer mon article par le diagnostic
: pas désagréable, clean, bien foutu, quatre ou
cinq belles chansons. Ce que les esprits tordus qui ont l’habitude
de lire les annonces immobilières sauront habilement
traduire par : pas de quoi grimper aux rideaux, production froide,
sans surprise et sept ou huit morceaux dispensables. Diagnostic
qui peut paraître un peu dur, mais qui a le mérite
de refléter fidèlement mes impressions après
une petite dizaine d’écoutes objectives et attentives
(eh oui, à Jowebzine.com, on ne chronique pas par-dessus
la jambe !).
Ce nouvel album de Françoise Hardy est simplement une
nouvelle belle machine moderne qui tourne bien, où l’on
retrouve l’habituel Alain Lubrano aux manettes (cf. le
dernier Dutronc),
mais aussi les incontournables Thomas Dutronc, Benjamin
Biolay, Dominique Blanc-Francard… et même Jean-Marie
Périer (un ex) aux photos. Mais là ne s’arrêtent
pas les collaborations : on remarque également une certaine
Pascale Daniel, compositrice aussi omniprésente qu’inconnue
à ce jour, Thierry Stremler qui fait crooner deux fois
la belle, Ben Christophers une fois, Jacno itou. Sans compter
l’excellent Perry
Blake, apporteur de deux splendides morceaux qui, malheureusement,
n’arrivent pas à prendre leur envol comme ils devraient
; comme si la voix (pourtant si belle et si sensuelle) de Françoise
Hardy n’était pas faite pour épouser ses
mélodies. Ce qui ne m’empêchera pas de classer
So many things dans mon top four ci-dessus annoncé. Aux
côtés du formidable Un air de guitare (original,
persistant et aérien), de La folie ordinaire (pour son
ambiance nostalgique Hardy-sixties, ces chansons courtes et
mélancoliques qui lui allaient si bien) et du morceau-titre,
Tant de belles choses, tellement réussi qu’il ouvre
et clôt l’album (en titre caché). A moins
que cette ultime resucée soit destinée à
faire l’appoint à la fin d’un disque un peu
court… en minutes, en ambition et en inspiration.