Untitled Document
 

     MuSiQueS
 
BEN HARPER
Diamonds on the inside
(Virgin - 2003)

1. With my own two hands
2. When it's good
3. Diamonds on the inside
4. Touch from your lust
5. When she believes
6. Brown eyed blues
7. Bring the funk
8. Everything
9. Amen omen
10. Temporary remedy
11. So high so low
12. Blessed to be a witness
13. Picture of Jesus
14. She's only happy in the sun
LES DIAMANTS SONT ETERNELS
Un disque qui ressemble plus à un exercice de style qu'à une création personnelle. Pourtant le talent, immense, est là.


Drôle de trajectoire que celle de Ben Harper, qui nous revient au sortir d’un passage à vide spectaculaire. Jugez plutôt : après quatre albums en cinq ans (aucun à moins d’un million d’exemplaires) il est proprement viré, l’année dernière, par sa maison de disque américaine. Du jamais vu ! En vertu de quoi il dit merci à tout le monde pour ce repos forcé mais bienvenu, et part se ressourcer quelques mois dans un petit village caché au fin fond du Sud-Ouest de notre beau pays. Coupure bénéfique s’il en est, qui lui permet de revenir plus inspiré que jamais avec un très bel album : Diamonds on the inside.

On retrouve donc aujourd’hui notre petit génie omniscient travaillant ses gammes en revisitant avec virtuosité des univers musicaux aussi variés que ceux des deux Bob (Marley et Dylan !), de Jimmy Hendrix, de James Brown et on en passe... Cet exercice de style pourrait être interprété, au mieux comme un hommage aux maîtres, au pire comme la preuve d’un cruel manque d’imagination. Mais dans le cas de Ben Harper, c’est plutôt à la facétie d’un surdoué qu’il faut penser.

Hommage aux maîtres

Surdoué parce que la chaleur et le velouté de la voix de Ben Harper sont incomparables. Qu’il susurre une tendre romance (When she believes) ou qu’il se prenne pour la sex-machine elle-même (Bring the funk), certes en version "molle", il fait toujours preuve d’une maîtrise et d‘un talent incomparables. Quant à ses simili-cover (With my own two hands pour Bob Marley, Diamonds on the inside pour Bob Dylan ou Temporary remedy pour Jimmy Hendrix) elle sont simplement somptueuses. Trop peut-être, et c’est sans doute le seul reproche que l’on peut faire à Diamonds on the inside : où est sa personnalité propre, où est sa sueur, où est Ben Harper ?

Ailleurs, sans doute. Dans un univers inaccessible au commun des mortels qui doit se contenter de ce disque de "reprise" (comme on parle de match de reprise en début de saison), sorte de mise en jambe avant le disque des "tripes" que l’on attend avec impatience.

En attendant, on a tout de même une bonne nouvelle (mais pas une surprise) à se mettre sous la dent : Ben Harper sait tout faire. Ce n’est pas moi qui le dit, c’est lui qui le prouve !


Joël Fompérie
© Jowebzine.com - Avril 2003
Untitled Document













Untitled Document
Copyright © 2001-2006 - Tous droits réservés