1 - Cloud nine
2 - That's what the sand
3 - Fish on the sand
4 - Just for today
5 - This is love
6 - When we was fab
7 - Devil's radio
8 - Someplace else
9 - Wreck of the hesperus
10 - Breath away from heaven
11 - Got my mind set on you
Alors
que l'on annonce la sortie du premier album posthume de George Harrison
pour le mois de novembre, le moment semble opportun de revenir sur
Cloud nine, le dernier album studio du guitariste.
Premier constat, le son de Cloud nine a mal vieilli. Deux explications
à cela : la première est que nous sommes dans les années
80, décennie qui se singularisait par des productions synthétiques
et clinquantes. Les années 80, c'était le nid douillet
d'artistes comme Elton John période pompier, mais aussi de
l'affreux Phil Collins. Bref, la musique pop a beaucoup souffert pendant
cette période.
La seconde explication est que Harrison a eu la mauvaise idée
de confier la production à son ami Jeff Lynne, soit, comme
on a pu le constater avec Free as bird, l'anti-thèse du bon
"Martinien". Outre le fait que l'ancien leader de l'Electric
Light Orchestra, se distingue par la lourdeur et la répétition
de ses arrangements, le producteur prend soin de saboter systématiquement
le son des batteries. Sur Cloud Nine, ses mauvais traitements sont
particulièrement agaçants. Quel est l'intérêt
de réunir sur un même album deux batteurs réputés
pour la chaleur de leurs jeux tels que Ringo Starr et Jim Keltner
si c'est pour finalement aboutir à un son lourd et froid de
boîte à rythme ? Il aurait été plus simple
et moins coûteux de se contenter du clic !
Pourtant, malgré ses défauts, Cloud Nine constituait
bel et bien un retour au premier plan pour l'ancien Beatle et le critique
rock Yves Bigot ne s'était pas trompé en parlant d'un
Harrison réincarné.
Au niveau des ventes, le disque est un succès, notamment grâce
à la reprise de Got my mind set on you, obscure face B qui,
cuisinée par George s'est retrouvée en tête de
nombreux charts dans le monde. Mieux, les compositions et surtout
les rocks, tels que Devil's radio et That's what the sand sont particulièrement
réussis.
Avec When we was fab et ses arrangements façon I am the Walrus,
George Harrison se permettait même de pasticher les Beatles
sans tomber dans le cliché ou la faute de goût à
la Real love. Ajoutons que les parties de guitares, surtout celles
jouées par Harrison sont d'une rare sensibilité. Enfin,
George n'avait pas aussi bien chanté depuis son extinction
de voix de 1974.
En conclusion, sans être un classique de la musique rock, Cloud
nine se hisse sans difficulté parmi les meilleurs albums de
son auteur.