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     MuSiQueS
 
GEORGE HARRISON
Cloud nine
(Dark Horse - 1987)

1 - Cloud nine
2 - That's what the sand
3 - Fish on the sand
4 - Just for today
5 - This is love
6 - When we was fab
7 - Devil's radio
8 - Someplace else
9 - Wreck of the hesperus
10 - Breath away from heaven
11 - Got my mind set on you
Alors que l'on annonce la sortie du premier album posthume de George Harrison pour le mois de novembre, le moment semble opportun de revenir sur Cloud nine, le dernier album studio du guitariste.

Premier constat, le son de Cloud nine a mal vieilli. Deux explications à cela : la première est que nous sommes dans les années 80, décennie qui se singularisait par des productions synthétiques et clinquantes. Les années 80, c'était le nid douillet d'artistes comme Elton John période pompier, mais aussi de l'affreux Phil Collins. Bref, la musique pop a beaucoup souffert pendant cette période.

La seconde explication est que Harrison a eu la mauvaise idée de confier la production à son ami Jeff Lynne, soit, comme on a pu le constater avec Free as bird, l'anti-thèse du bon "Martinien". Outre le fait que l'ancien leader de l'Electric Light Orchestra, se distingue par la lourdeur et la répétition de ses arrangements, le producteur prend soin de saboter systématiquement le son des batteries. Sur Cloud Nine, ses mauvais traitements sont particulièrement agaçants. Quel est l'intérêt de réunir sur un même album deux batteurs réputés pour la chaleur de leurs jeux tels que Ringo Starr et Jim Keltner si c'est pour finalement aboutir à un son lourd et froid de boîte à rythme ? Il aurait été plus simple et moins coûteux de se contenter du clic !

Pourtant, malgré ses défauts, Cloud Nine constituait bel et bien un retour au premier plan pour l'ancien Beatle et le critique rock Yves Bigot ne s'était pas trompé en parlant d'un Harrison réincarné.

Au niveau des ventes, le disque est un succès, notamment grâce à la reprise de Got my mind set on you, obscure face B qui, cuisinée par George s'est retrouvée en tête de nombreux charts dans le monde. Mieux, les compositions et surtout les rocks, tels que Devil's radio et That's what the sand sont particulièrement réussis.

Avec When we was fab et ses arrangements façon I am the Walrus, George Harrison se permettait même de pasticher les Beatles sans tomber dans le cliché ou la faute de goût à la Real love. Ajoutons que les parties de guitares, surtout celles jouées par Harrison sont d'une rare sensibilité. Enfin, George n'avait pas aussi bien chanté depuis son extinction de voix de 1974.

En conclusion, sans être un classique de la musique rock, Cloud nine se hisse sans difficulté parmi les meilleurs albums de son auteur.


Guillaume Lebouis
© Jowebzine.com - Septembre 2002
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