HELENA
Née dans la nature
(Universal Music - 2004)
1. Née dans la nature
2. L’âge de ma mère
3. Je t’aime salaud
4. Mary Poppins
5. Can’t get you out of my head
6. Le jardin près de la falaise
7. Aux quatre vents
8. Les fantômes
9. Quand tu dors
10. Je nageais nue
11. Qui es-tu ?
12. C’est parapluie
TROP
PUNK !
Un petit écrin plein d’amour et d’eau fraîche
où se love insidieusement, tel un serpent, le fil de
la vie, son gros tas d’angoisses et ses incertitudes.
"Moins punk ! C’est trop punk...". Dans un éclat
de rire, une voix masculine (*) en fond de studio lance cette
conclusion à la fin d’un dernier morceau au ton
particulièrement primesautier. On sourit. Mais un peu
jaune. On veut réécouter.
Car en dépit de l’impression de légèreté
générale de la première écoute,
on reste troublé par une sorte de mélancolie nostalgique
qui apparaît en fond de bouche.
Héléna B.Noguerra est une très belle femme
brune, d’origine portugaise, née en Belgique. Demi-sœur
cadette de Wanda Maria Ribeiro Furtado Tavares de Vasconselos
(comment ça, qui c’est ?**), elle a plongé
toute jeune dans le milieu artistique au sens large. Elle s’y
est exprimée comme mannequin, actrice, présentatrice
télé (Plus vite que la musique, sur M6, avec le
chien Raymond ! ), romancière (L’ennemi est à
l’intérieur et Et je me suis mise à table,
chez Denoël ) et auteure-interprète de chansons
(cet album est déjà son troisième, après
Projet : Bikini chez Warner et Azul chez Tricatel) mises doucement
et amoureusement en musique par l’excellent Philippe Katerine,
son chéri. (Eh oui... elle est prise !).
De tout ça émerge une énorme énergie
créatrice, mue par l’amour et les angoisses qui
vont autour : la peur de l’automne, le temps qui passe,
la fin de l’insouciance, les doutes, le sommeil et la
mort. Et cette façon originale qu’elle a d’aborder
l’inexorable, sa très belle voix, sa sensualité
naturelle, sa sensibilité sincère, séduisent
et rendent particulièrement attachante cette femme et
ses douze chansons pleines d’une poésie simple
et beaucoup plus profonde qu’il n’y paraît
à l’auditeur conditionné au superficiel
ambiant.