1. Death of a tune
2. Awoo
3. She's gone
4. Lollipop
5. Fee fie
6. Learning the lie
7. Follow these eyes
8. Heji
9. Heaven turns to
10. Wandering
11. For fun
12. Hump for bending
13. The warning moon
Déjà
le troisième album des Hidden Cameras qui confirment pleinement
leur statut unique sur la scène pop canadienne. Attention :
addiction dès la première écoute.
Première précision d’importance, The Hidden Cameras
n’est pas un groupe, mais une tribu. Organisée autour
de Joel Gibb (guitariste, auteur et compositeur), elle compte entre
quinze et vingt-cinq membres qui ont en commun un goût affirmé
pour la fête païenne pop et un sens certain de la mélodie
enjouée qui tue. Chaque concert est ainsi l’occasion
d’une débauche effrénée de chant, de danse
et autres exhibitions barrées qui confinent à la folie
(festive) furieuse.
Deuxième précision non moins importante, les joyeux
(gais et gays) lurons sont Canadiens, originaires de Toronto, et ne
sont pas sans présenter de nombreux points communs avec leurs
compatriotes adulés, The Arcade Fire. Il n’est pour s’en
convaincre que d’écouter en boucle et à plein
volume leur quatrième album (Awoo) tout en faisant défiler
la galerie photo de leur site Internet (www.thehiddencameras.com)
!
Rois (queens) de l’indie-pop anglophone nord-américaine,
Les Caméras Cachées n’hésitent pas à
venir plaquer des textes sexuellement explicites à leurs ritournelles
imparables et euphorisantes qui se retiennent à la première
écoute et restent fixées à jamais dans nos esprits…
au point qu’on les imagine aussitôt faisant partie d’une
sorte de patrimoine musical universel et immémorial.
Enregistré avec Don Kerr et Ohad Benchetrit, Awoo ne déroge
pas à la règle et aligne les titres sautillants et frénétiques
soutenus par une rythmique infatigable et quelques violons endurants.
On retrouve là les meilleures influences qui se puissent imaginer
dans ce genre d’exercice. De Eels (Fee fie) à Arcade
Fire (Awoo, The warning moon), en passant par Belle and Sebastian
ou REM (Follow these eyes), ils sont tous là.
On le cherchait depuis quelques semaines : le remède aux coups
de blues automnaux est arrivé, avec sa trouée lunaire
(sic) dans la palissade hermétique des mauvais jours qui s’annoncent.
La posologie est simple : une écoute chaque matin sur le chemin
du boulot !