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     MuSiQueS
 
THE HIDDEN CAMERAS
Awoo
(Rough Trade - 2006)

1. Death of a tune
2. Awoo
3. She's gone
4. Lollipop
5. Fee fie
6. Learning the lie
7. Follow these eyes
8. Heji
9. Heaven turns to
10. Wandering
11. For fun
12. Hump for bending
13. The warning moon
Déjà le troisième album des Hidden Cameras qui confirment pleinement leur statut unique sur la scène pop canadienne. Attention : addiction dès la première écoute.


Première précision d’importance, The Hidden Cameras n’est pas un groupe, mais une tribu. Organisée autour de Joel Gibb (guitariste, auteur et compositeur), elle compte entre quinze et vingt-cinq membres qui ont en commun un goût affirmé pour la fête païenne pop et un sens certain de la mélodie enjouée qui tue. Chaque concert est ainsi l’occasion d’une débauche effrénée de chant, de danse et autres exhibitions barrées qui confinent à la folie (festive) furieuse.

Deuxième précision non moins importante, les joyeux (gais et gays) lurons sont Canadiens, originaires de Toronto, et ne sont pas sans présenter de nombreux points communs avec leurs compatriotes adulés, The Arcade Fire. Il n’est pour s’en convaincre que d’écouter en boucle et à plein volume leur quatrième album (Awoo) tout en faisant défiler la galerie photo de leur site Internet (www.thehiddencameras.com) !

Rois (queens) de l’indie-pop anglophone nord-américaine, Les Caméras Cachées n’hésitent pas à venir plaquer des textes sexuellement explicites à leurs ritournelles imparables et euphorisantes qui se retiennent à la première écoute et restent fixées à jamais dans nos esprits… au point qu’on les imagine aussitôt faisant partie d’une sorte de patrimoine musical universel et immémorial.

Enregistré avec Don Kerr et Ohad Benchetrit, Awoo ne déroge pas à la règle et aligne les titres sautillants et frénétiques soutenus par une rythmique infatigable et quelques violons endurants. On retrouve là les meilleures influences qui se puissent imaginer dans ce genre d’exercice. De Eels (Fee fie) à Arcade Fire (Awoo, The warning moon), en passant par Belle and Sebastian ou REM (Follow these eyes), ils sont tous là.

On le cherchait depuis quelques semaines : le remède aux coups de blues automnaux est arrivé, avec sa trouée lunaire (sic) dans la palissade hermétique des mauvais jours qui s’annoncent. La posologie est simple : une écoute chaque matin sur le chemin du boulot !


Joël Fompérie
© Jowebzine.com - Septembre 2006
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