DE
LA SOUL SUR TRICATEL !
Loin des étiquettes easy-listening longtemps attribuées
au label, voici encore un opus qui renforce sa volonté
éclectique.
Count Indigo alias Bruce Marcus, ambassadeur de la “musiquequis’écoutefacilement”
de la London City au milieu des 90’s, nous propose avec
Homme Fatale un ambigu discours de l’amour.
Historiquement, on pense à la Femme Fatale du Velvet
Underground. Le concept est le même, mais en version
masculine... Le comte nous emmène dans des ambiances
plutôt “lounge”, de samedi soir feutrés
et tièdes.
Lumières "Tamisées" donc, derrière
le passage d’une limousine noire. On se surprendrait
à regarder au travers des vitres semi-fumées
pour observer le corps solitaire et désirable d’une
femme lascivement dévêtue, mais de sexe opposé...
L’album distille une voix sucrée à souhait
sur des musiques inégales ; après l’excellent
Trinity Part II, on découvre des aspects plus dansants,
d’autres presque R&B... Plus globalement, les morceaux
sont langoureux et gérés de manière très
subtile. Les arrangements cordes nous emmènent bien
haut et l’électro tombe quand il faut, là
où il faut.
La version de Shopping for love n’a plus rien à
voir avec celle proposée sur la compilation du label
(disque numéro 3), l’homme paraît ici plus
évanescent et solitaire, le gigolo s’est assombri.
Désenchanté ou distant ? Insaisissable Comte
Bleu...
Bref, un disque de velours noir à écouter lumières
baissées dans la chaleur des nuits urbaines.
Ster
Jowebzine.com - Novembre 2003
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