1. Next exit
2. Evil
3. Narc
4. Take you on a cruise
5. Slow hands
6. Not even jail
7. Public pervert
8. C'mere
9. Length of love
10. A time to be so small
Antics
est certainement l'un des meilleurs albums sortis en 2004 et
Interpol un groupe au talent confirmé après le
succès de son premier album il y a trois ans.
Putain, six mois ! Six mois que le deuxième album d'Interpol
est sorti, et c'est seulement aujourd'hui que je viens vous
en parler. Seulement aujourd'hui que Jowebzine.com vous annonce
la nouvelle : Antics est sans doute l'un des meilleurs albums…
de l'année dernière ! On savait pourtant depuis
2002, et la parution de Turn on the bright lights, leur premier
opus, que ce groupe était à surveiller de près,
mais on s'est fait surprendre comme des bleus.
Mais après tout, il n'est jamais trop tard pour porter
la bonne parole. Et la bonne musique. Or les New-yorkais d'Interpol
ont les deux à la fois. Emmenés par l'énigmatique
Paul Banks (guitare et chant), le groupe formé en 1998
est composé de quatre membres officiels (Daniel Kessler
à la guitare, Sam Fogarino à la batterie et Carlos
Dengler à la basse et aux claviers) et d'un fantôme
omniprésent : Ian Curtis.
Car c'est bien là que se situe l'origine d'Interpol :
dans les brumes glaciales du Manchester de la fin des 70's.
Dans les mélodies sépulcrales de Joy Division.
Le chant de Paul Banks ressuscite celui du défunt Curtis
et Antics, titre après titre, nous rappelle à
quel point ce groupe a été essentiel dans notre
formation musicale.
Basse ronde, batterie sèche, guitares nerveuses, alternant
rugosité (Slow hands, Not even jail) et délicatesse
(A time to be small), Antics est un album tendu, sombre et lumineux.
Adulte pour tout dire. Antics, ce sont dix mélodies hypnotiques
qui nous enveloppent et nous transportent. Dix tubes imparables,
à commencer par Narc, Evil ou C'mere. Bref, un concentré
de noirceur élégante qui laisse pourtant toujours
poindre, à l'horizon, une lueur d'espoir que l'on ne
quitte pas des yeux. Indispensable. Non : vital.