CD 1
1. Take It Like A Man
2. Still Alive
3. Awkward Age
4. Chrome
5. Love At First Light
6. Fairy Dust
7. Little Bit Stupid
8. Blue Flame
9. Dirty Martini
10. Thug 'R' Us
11. Bright Grey
CD 2 (Live)
1. One More Time
2. Is She Really Going Out With Him
3. On Your Radio
4. Got The Time
5. It's Different For Girls
6. I'm The Man
JACKSON
IV
Joe Jackson revient en pleine forme avec un album digne de ses début
tressautants. Le plus beau retour de l'année.
Difficile de savoir si chroniquer le nouvel album de Joe Jackson en
2003 est un choix mélomane ou générationnel,
mais pour un (jeune) quadra, c’est une évidence : la
réapparition du roquet british mérite forcément
que l’on s’y arrête.
Pourtant, le poétiquement nommé Volume IV, à
la pochette grise si peu engageante n’avait rien pour exciter
la curiosité. Rien, sauf peut être une rumeur flatteuse
et un CD bonus live sur lequel le nostalgique que je suis n’a
pas manqué de se jeter toutes affaires cessantes. Enregistrés
à Londres en septembre dernier, les 6 titres proposés
offrent au fan de toujours une double dose de réconfort : celui,
nostalgique, d’entendre d’anciens titres toujours joués
sur scène, et celui, pragmatique, d’être rassuré
sur l’envie du quatuor et donc sur la qualité du CD principal
de ce Volume IV.
Un bain de jouvence
Bonne analyse mon cher Watson. Il ne faut pas longtemps, en effet,
à l’auditeur attentif pour réaliser que si le
plaisir de jouer est à nouveau là, c’est parce
que notre Tintin musicien a opté pour le bain de jouvence.
Finies les expérimentations jazzy. Retour aux sources (à
la case départ diront les mauvaises langues) et au groupe originel
pour une pop juvénile inimitable, mélange détonnant
et mélodique de rock, de punk (soft) et de ska !
Et le résultat est probant puisque chacun des titres de ce
Volume IV nous fait faire, pour notre plus grand plaisir, un bon en
arrière de 20 ans. Digne successeur des Look Sharp !, I’m
a man et Beat crazy, cet album renoue avec l’insouciance de
l’époque.
Pour preuve, le premier titre (Take it like a man) qui, entre piano
excité, chœur jacksonien et mélodie trépidante,
donne le ton et répond au I’m a man de 1979. Impossible,
dès lors, de résister à la diabolique machine
à remonter le temps. Entre pop-rock mélodique (Awkward
age), ballade au piano (Love at first light), ska endiablé
(Thugz ‘r’ us) et ritournelles entêtantes (Little
bit stupid), tout y passe !
Bref, rien de neuf sur la planète Jackson, sauf l’immense
plaisir de retrouver, en pleine forme, un vieux pote perdu de vue
depuis trop longtemps. Même le chapeau trop petit de trois taille
est là, fidèle au poste, même s’il sert
aujourd’hui essentiellement à dissimuler une calvitie
naissante...