CD 1
1. Stumbling through the dark
2. Tailspin
3. All the right reasons
4. Save it for a rainy day
5. Eyes of Sarahjane
6. One man's problem
7. Don't let the wolrd get in your way
8. Come to the river
9. Angelyne
10. Madman
11. You look so young
12. Tampa to Tulsa
13. Will I see you in heaven
14. Stumbling throuhg the dark (reprise)
CD 2
1. Fools on parade
2. Say your prayers
3. All the right reasons
4. Caught with a smile on my face
5. Tampa to Tulsa
6. Waiting for the sun
Après
un passage à vide inquiétant, les Jayhawks reviennent
avec Rainy day music, un album splendide, digne du Hollywood town
hall de 1994
Oyez,
oyez, amateurs de l’Americana sound : les geais sont de retour,
le plumage de nouveau sec et coloré comme aux plus belles heures
d’Hollywood town hall, l’opus qui les a fait connaître
du grand public en 1994.
Je
dois toutefois avouer que depuis, les petits guys de Minneapolis,
je les avais un peu perdu de vue. La faute sans doute à Mark
Olson, l’un des deux piliers fondateurs parti en 95, laissant
ainsi Gary Louris, le songwriter rescapé, un tant soit peu
déboussolé, hésitant qu’il était
entre une redite de leurs meilleures livraisons (Hollywood town hall
et Tomorrow the green grass) et une approche plus mainstreet et pop
pour ne pas dire commerciale de leur musique. Malheureusement, l’option
2 fut retenue et même si Sound of lies et Smile, les 2 albums
suivants ne déméritent pas, s’avérant même
au-dessus de 80% de la production américaine du moment, il
n’empêche que le ramage avait perdu de sa superbe. Envolés,
les refrains à la Byrds (désolé pour ce jeu de
mot au demeurant involontaire), les harmonies de voix à la
Poco, le timbre nasillard rappelant le grand Zim ou Mister Petty.
Bref rien n’allait plus dans le petit monde de l’alternative
country jusqu’à ce qu’au printemps dernier ne déboule
dans les bacs Rainy day music, leur 7ème merveille. Et là,
Jowebziniens, Jowebziniennes, quelle énorme claque dispensée
par nos passereaux préférés de l’intro
de Stumbling through the dark à… Stumbling through the
dark (reprise), vous aurez, en l’espace de 50 minutes, traversé
près de 60 ans de musique américaine, celle qui a su
faire rêver nos aînés. Un raccourci saisissant
de Guthrie à Ryan Adams et Wilco pas moins.
Les
réminiscences et influences sont évidentes et palpables
: Stumbling et sa guitare Byrdienne, Tailspin et sa progression à
la Richie Furay-Rusty Young de la grande époque, All the right
reason qui vous réconcilie à tout jamais avec la guitare
sèche de tonton Duteil et réinvente les harmonies vocales
si chères à CSN&Y.
Les
perles, Rainy day music en recèle à alourdir et noyer
un chasseur de nacre des lagons : Eyes of Sarahjane tout d’abord,
avec son attaque de 6 cordes très Stonienne ; One man’s
problem ensuite et ses roucoulades « ouhhh ouhhh » à
la Fab4 ; Don’t let the world get in your way où les
ombres mêlées du regretté Gram Parsons et du parfois
regrettable Dylan planent ; Madman et sa pedal-steel langoureuse faisant
immanquablement penser au meilleur d’America. Enfin, Tampa to
Tulsa, idéal pour accompagner une relecture macadamesque de
Kerouac.
Je
vous le dis sans ambages, vous tenez là une des 3 meilleures
galettes de l’année (j'ai pas vu encore passer les 2
autres d’ailleurs). Qu’on se le dise les Jayhawks are
back. Alors, rien de tel qu’un petit détour par le Trabendo
le 16 septembre prochain pour définitivement vous en assurer.
PS
: enfin si vous décidiez de franchir le pas, optez sans hésitation
pour la version 2 CD qui propose 6 boni dont le célébrissime
Waiting for the sun.