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     MuSiQueS
 
JERONIMO
Un monde sans moi
(Anorak Supersport/Capitol - 2003)

1. L’été inoubliable
2. Ma femme me trompe
3. La fille sous l’eau
4. A Monaco
5. J’ai peur des américains
6. Le frisson
7. Cet après-midi
8. Si j’avais une fille
9. Ton éternel petit groupe
10. Le son, l’image et l’électricité
11. Sarah
12. JH cherche professeur de danse
C’EST DU BON, C’EST DU BELGE !
Mais qu’a fait le liégeois Mardaga pour nous mettre dans cet état ? Un disque (très) personnel qui n'en fini pas de nous faire vibrer.



Ils ne sont pas nombreux les disques qui vous accrochent comme ça dès la première écoute. Surtout quand on part à blanc, sans a priori, sans avoir lu quoi que ce soit dessus avant.

Un monde sans moi : une pochette rouge avec une tête chauve de Jéronimo dessus / une galette avec douze titres pleins de talent dedans. Un son, un style, des paroles, des idées, une production absolument décoiffants.

Alors maintenant, comment décrire tout ça sans trahir ?

Musicalement parlant, on oscille entre electro, pop et rock, c’est-à-dire sample/boucles/claviers rehaussé de guitares/batterie au son assez coupant - on pense souvent au Earthling de Bowie, d’où figure d’ailleurs ici une excellente traduction littérale décalée d’un des titres.

Parolistiquement parlant on va du cynique au comique, du désabusé à la tendresse, mais toujours avec cette petite pointe de poésie qui fait la différence en donnant un véritable charme à l’ensemble.

Et une voix assez claire pour mixer les deux, parlant autant que chantant, avec une attachante personnalité aux commandes : celle de Jérôme Mardaga, 32 ans, obsédé de la musique et du son depuis son plus jeune âge, qui a réalisé son œuvre en solitaire dans sa piaule liégeoise. Un travail d’une grande finesse dont on apprécie la qualité au fil des écoutes et qui sera juste peaufiné par Rudy Coclet (incontournable producteur belge) dans son Rising Sun Studio de Bruxelles.

Sur scène, Jéronimo se produit en trio (guitare/basse/batterie) avec une énergie redoutable que les amateurs d’Indochine, de Tarmac ou d’AS Dragon ont pu apprécier en première partie ces derniers mois.

Il serait donc parfaitement illogique que Jeronimo ne trouve pas rapidement une place de choix dans le gotha du rock français : il a manifestement des choses à y dire, à y faire et surtout... de formidables vibrations à lui transmettre pour le faire avancer.


Roland Caduf
© Jowebzine.com - Avril 2004



Site : http ://jeronimo.skynetblogs.be
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