1. Madonna
2. Perfect Plank
3. You And Me
4. Crescent Heights
5. Your Love Is Everything
6. If You Need
7. Living Together
8. Black Superman
9. Isn't It Over
THANKS
GOD, JUDE RETURNS !
Après avoir été remercié par Maverick,
le plus que talentueux Jude nous revient avec un nouvel album
autoproduit, Sarah.
Le monde de la musique marche sur la tête. Ce n’est
pas une nouveauté me direz-vous. Mais il faut le redire.
Rien qu’avec Pascal Nègre et ses amis des majors
qui n’arrêtent pas de pleurer sur le piratage sans
prendre en compte la qualité affligeante des disques
qu’ils produisent et des mac-chanteurs qui se pavanent
devant des caméras pendant des semaines afin de lobotomiser
une grande partie de la population avant de truster le haut
des charts, il y a de quoi dire.
Et puis il y a des choses moins importantes mais qui sont une
preuve flagrante de la mauvaise pente sur laquelle s’engagent
tour à tour les grandes maisons de disques.
En 1998 arrive dans les bacs français un album comme
on aimerait en entendre plus souvent : No one is really beautiful,
d’un jeune américain répondant au nom de
Jude. Ce dernier vient de signer sur le label de Madonna, Maverick.
Et son premier opus est une vraie révélation :
tantôt pop, tantôt folk (voire même funk)
notre homme étale ses qualités de songwriter,
mais également de chanteur (au phrasé et au débit
stupéfiant), tout au long de 13 chansons. Après
un succès d’estime, essentiellement, Jude est attendu
de pied ferme par un public français qui pense voir ici
naître un futur grand.
Trois ans plus tard, il revient avec King of Yesterday, album
sans surprise, assez formaté FM (le titre, éponyme,
extrait de l’album tournera pendant quelques mois sur
la playlist de radios rock). Et nous de nous demander quelle
mouche avait piqué un talent aussi brut ? Une envie soudaine
d’avoir du succès en tombant dans la facilité
? La réponse est tout autre. Jude souhaitait réaliser
un album en forme d’opéra pop-rock. Trop ambitieux,
Jude avait été vite remis dans le droit chemin
du billet vert par les commerciaux de Maverick. Frustré
(les interviews de l’époque le confirment), notre
homme sort donc un album banal, sans grande originalité
(même si l’on peut sauver ici et là quelques
titres intéressants). Et y ajoute une pochette hideuse
en guise de cadeau à la maison de disque.
Manquant sans doute d’humour (et les ventes ne décollant
pas), Jude est remercié par Maverick. Du jour au lendemain.
Le retour en grâce
On pensait ne plus entendre parler de Jude. Et puis la nouvelle
est tombée courant 2003 : il serait en train d’enregistrer
un nouvel album, qu’il produirait lui-même. Après
des mois d’attente, cet album a finalement vu le jour
en décembre dernier.
Lorsque l’on parle d’albums autoproduits, on pense
souvent à des galettes informes, à la production
peu soignée et à la qualité médiocre.
Oublions tous les préjugés, car le nouvel opus
de Jude, Sarah, est un très bon album, du packaging aux
morceaux.
En neuf chansons très douces, Jude rappelle qu’il
est bien là et toujours là et que quand on le
laisse travailler comme il le souhaite, il reste un des tous
meilleurs artistes de la scène musicale actuelle.
De Madonna (le meilleur titre de l’album), très
belle déclaration d’amour aux violons magiques,
en passant par Crescent heights (et ce son très Doorsien),
Black superman (l’histoire d’un amour impossible),
Your love is everything (et sa rythmique funky) et Isn’t
it over (à la production parfaite), Jude étale
son savoir-faire.
Ce n’est sûrement pas avec cet album que Jude retrouvera
le succès entrevu lors de No one is really beautiful.
Essentiellement car cet album n’est disponible que via
Internet (voir plus bas). Mais Sarah prouve que Jude est toujours
bien présent, qu’il n’a rien perdu de son
talent, et qu’il est de retour. Et cela, c’est déjà
une excellente et primordiale nouvelle en soi.
Important : Sarah est un album autoproduit.
Il n’est "pour l’instant" disponible que
via le site de vente en ligne cdbaby.com, à l’adresse
suivante : www.cdbaby.com/cd/jude2