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     MuSiQueS
 
THE KILLERS
Hot fuss
(Mercury - 2004)

1. Jenny was a friend of mine
2. Mr. Brightside
3. Smile like you mean it
4. Somebody told me
5. All these things that I've done
6. Andy, you're a star
7. On tap
8. Change your mind
9. Believe me Natalie
10. Midnight show
11. Everything will be alright
12. Glamarous Indie Rock and roll
14. Somebody told me - Vidéo CD extra
Dans la famille "C'était mieux dans les 80's", voici The Killers et leur irrésistible premier album qui devrait tourner pas mal sur vos platines si vous prenez le risque de l'y mettre.


Ca n'est plus désormais un secret pour personne : la saison 2004-2005 est furieusement 80's. Sous l'impulsion de Franz Ferdinand au printemps dernier, ce sont, dans le désordre, Grand National, The Rapture, Radio 4, Kasabian, The Servant et j'en oublie, qui sont venus confirmer la tendance. Auxquels il convient donc d'ajouter The Killers en attendant de se pencher prochainement sur le cas Bloc Party.

Ceci étant posé, ne venez pas vous étonner de ce qui va suivre, ou passez votre chemin si les improbables gimmicks electro-new wave communs à cette fratrie de circonstance vous hérissent le poil.

Originaires de Las Vegas, les quatre garçons "dans le désert" de The Killers qui se sont rencontrés par petites annonces interposées, réussiraient presque à passer pour des Londoniens bon teint tant leur premier album sonne comme le meilleur de ce qui se produisait sur les bords de la Tamise il y a vingt ans. A l'origine du groupe, on trouve Brandon Flowers (chant/clavier) et David Keuning (guitare), auxquels se sont joint, plus tard, Mark Stoermer (basse) et Ronnie Vannucci (percussion). Ajoutez un nom piqué dans un clip de New Order (Crystal) et c'est parti pour un premier album autoproduit : Hot fuss. Remarqués par un label britannique (Lizard King), il leur suffit de quelques dates dans le cadre d'une tournée organisée par le New Musical Express pour que leur avenir soit tout tracé.

Avec Somebody told me comme premier single, The Killers ne pouvaient que frapper les imaginations (et les charts) : lancé à pleine vitesse sur son refrain entêtant, l'efficacité mélodique est brandie comme un étendard par un groupe qui revendique ses inspirations d'un autre siècle, jusque dans ses plus "exaspérants" tics dont le synthétiseur est l'emblème !

Autour de ce point d'ancrage, tournent une flopée de titres du même acabit. Jenny was a friend of mine, Mr. Brightside, On tap, Believe me Natalie ou Midnight show sont autant de chansons efficaces et enlevées qui possèdent toutes cet étrange mélange d'énergie live et de précision tatillonne dans le bidouillage des arrangements. Bref, une vraie petite madeleine de Proust pour les quadras à la mémoire toujours alerte, et une bouffée de fraîcheur énergisante pour les gamins qui découvrent le monde.

On ne parlera donc pas de révélation de l'année pour The Killers, mais simplement d'un très bon album que l'on serait tenter de ranger quelque part entre Placebo et Interpol. Un disque, surtout, que l'on se repassera avec plaisir, juste pour sentir sa tête hocher imperceptiblement, ses doigts tapoter obstinément et ses pieds bouger irrésistiblement. Juste pour se sentir vivre, quoi (ce qui, vous le noterez, est assez paradoxal venant d'un groupe qui a eu le mauvais goût de se baptiser The Killers…) !


Joël Fompérie
© Jowebzine.com - Février 2005



Site officiel :
www.islandrecords.com/thekillers
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