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     MuSiQueS
 
THE LONG BLONDES
Seperated by motorways
(Good & Evil - 2005)

1. Seperated by motorways
2. Big Infatuation
Petites jupes sur tiags ou converse rances, tops à pois, guitares Mosrite comme les B52's, voix à l'avenant et aux réminiscences Debbie Harry, ce quintet a de la gueule, plus d'un tour dans sa besace et compte bien le prouver...


Le renouveau Blondie et Elastica semble pointer son nez insolemment. The Long Blondes, donc. Ou mille façons de décliner un rock garage fougueux, féminin et féministe, sur fond d'after punk racé et frondeur ou de ritournelles pop avec force voix bubble-gum façon girls group. Ces jeunes gens de Sheffield, forts de quelques pépites impétueuses et bravaches sont attendus au tournant de cette année 2006 qui s'annonce pop pop pop. La preuve en est, Seperated by motorways qui fait se télescoper années 60, 70 et 90 à fond les gamelles. Quelque chose du style "les Supremes rencontre Blondie et batifolent sévère sur du Elastica". Peu ou prou.

Avec des vers en forme de slogans féministes ("you don't need a boyfriend" sur Once and again, découvert sur une compil‘ NME), The Long Blondes imposent le retour des filles qui en ont, en deux doigts/deux touches selon la fameuse assertion des Question Mark and the Mysterians. Aucune prétention, pas hâbleurs mais pas avares non plus en riffs dévastateurs et furibonds, The Long Blondes s'imposent logiquement comme un groupe honnête, aux prouesses techniques bien limitées, mais dont la fièvre adolescentes et les moues boudeuses de la troublante Kate (chant) sont irrésistibles. En ces temps où la fraîcheur semble terriblement manquer à ce revival new-wave tristounet et moribond, The Long Blondes est un appel d'air constant et on ne s'en priverait pour rien au monde.

Couronnés en grande pompe aux cérémonies d'apparat du NME, récemment signé chez Rough Trade et faisant ami-ami avec le producteur du moment Paul Epworth (Bloc Party, Rakes…), la cote de ce groupuscule encore tout à fait anonyme l'an dernier, ne fait que monter en flèche. Bien sûr, le rock'n'roll ne s'en trouve pas chamboulé mais il y a matière a révolutionner votre été, comme on aime à dire (voire marteler chaque semaine) dans la presse outre-manche. Cependant, je le répète ici et maintenant, on ne va pas se priver de la petite sucette au gingembre qu‘est ce Seperated by motorways, elle est si délectable... Vivement l’album et power to the Blondes !


Gabriel Pereira
© Jowebzine.com - Juin 2006
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