1 - Se taire
2 - La cour des grands
3 - Comme un gant
4 - Encore une fois
5 - La vie d'en face
6 - J'aurais aimé te plaire
7 - A nos amis
8 - Dimanche de vote
9 - Je n'éclaire que moi
10 - Xoldo
11 - La dérive
Encore
un nouveau groupe français dont on commence à entendre
parler (plutôt en bien dailleurs).
Luke sort son premier album, au titre énigmatique, mais parfaitement
conforme aux paroles des 10 chansons (Xoldo est un instrumental) :
une suite de mots sans autre portée que leur effet sonore.
Des jeux de mots en quelque sorte. Mais pas à effet comique
(quoique ?) . Chez Luke, on donnerait plutôt dans le registre
déceptions, désillusions, dégoût, mal défini,
mais très appuyé. Des textes dont labondance deffets
a pour objet de masquer un flagrant manque dinspiration et de
profondeur. Une sorte de frime poétique... ou de yaourt francophone,
si vous préférez. Ampoulé, prétentieux,
et finalement sans intérêt. Exactement ce qui, de mon
temps, pouvait faire se pâmer les jeunes adolescentes pré-pubères
admiratrices du boutonneux leader du groupe rock du Lycée.
Extraits :
"...Te dire que la méfiance, cest comme les chèques
en bois, ça paye sur le moment et puis après on voit..."
"... Comme quoi les mots sont difficiles à écrire,
même sils baignent au creux de nos mains..." (NDLR
: je ne te le fais pas dire !)
Malheureusement, sil fait les choux gras de la majorité
des groupes anglophones, ce type de prose a bien du mal à sonner
juste en version française. Cest con, mais cest
comme ça.
Et la musique, classique, conforme à ce quon subodore
quand on parle de "groupe français" : guitare classique,
batterie classique, claviers classiques, basse classique. Pas désagréable,
mais classique, sans personnalité marquée. Inspiration
Noir Désir,
Les Innocents et pop anglaise dépressive.
Et le chant : plaintif, dans une interprétation pompeuse. Quand
je pense que certains ont eu le culot dévoquer Miossec
: publicité mensongère ! On en est à mille lieux
!
Et tous ces morceaux qui ont lair de se ressembler...
Non, vraiment, ce Luke là, il manque par trop de maturité,
de caractère et de sincérité pour que je puisse
en dire autant de bien que la presse spécialisée (et
je ne parle pas du journal du Lycée !).