Untitled Document
 

     MuSiQueS
 
AIMEE MANN
Forgotten arm
(V2 - 2005)

1. Dear John
2. King of the jailhouse
3. Goodbye Caroline
4. Going through the motions
5. I can't get my head around it
6. She really wants you
7. Video
8. Little bombs
9. That's how I knew this story would break my heart
10. I can't help you anymore
11. Clean up for Christmas
12. Beautiful
Aimee Mann, influencée par Tumbleweed Connection d’Elton John, a composé un concept album où le feu couve sous la glace.


À l’heure où beaucoup d’internautes amateurs de musique se réfugient sur les sites d’échange et téléchargent à tout va des fichiers MP3 qu’ils pourront écouter avec un son génial sur leur baladeur, à l’heure où l’achat de CD est devenu très douloureux pour les porte-monnaie en temps de crise, il y a un peu de romantisme à vous recommander chaudement l’acquisition du nouvel ouvrage d’Aimée Mann.

D'abord, l’objet est beau. De belles illustrations ponctuent l’intégralité des textes. La forme du CD est autant soignée que le fond. Ensuite, Aimee Mann est indépendante et tient à le rester. Elle sort The forgotten arm sur son propre label Superego Records.

Pour la première fois, dans la carrière de la belle blonde, elle nous livre un album-concept. En douze chansons (douze chapitres), elle nous dresse la romance d’une jolie paumée et d’un boxeur loser. Les illustrations nous promènent dans un univers imaginaire des années 1930 et 40 mais l’histoire se passe dans les années 70. The forgotten arm est une expression empruntée au monde de la boxe (art pratiqué par Aimee) et qui signifie, en terme de combat, le bras qu’on ne voit pas venir et qui vous assène un coup dont on ne se remet pas. Un coup fatal, en somme. En arrière-plan, comme souvent chez Miss Mann, la drogue et la désillusion font bon ménage.

Ce qui change est l’apparente spontanéité des chansons et une tonalité plus rock qu’auparavant. Il faut dire que l’album est produit de manière dépouillée par Joe Henry et qu’il a été enregistré dans l’urgence, en cinq jours. Jamais elle n’a aussi bien chanté et posé sa voix.

Parolière et mélodiste hors pair du domaine pop, Aimee Mann gagne en fluidité. Elle s’impose au fil des années comme l’équivalent pour la pop de ce que représente Emmylou Harris pour la Country : une dame sur qui les ans n’ont pas prise et qui sait cristalliser son talent pour nous fourguer des diamants.

Ajoutons, ce qui a son importance, qu’elle a composé ses douze titres au piano pour la première fois et non à la guitare, comme précédemment.

Ajoutons, pour finir la dédicace de son album : "For the alcoholic and addict who still suffers." Quand on y réfléchit, on en connaît pas mal des accros qui souffrent encore…


Philippe Sendek
©Jowebzine.com - Juin 2005



Site officiel : www.aimeemann.com
Untitled Document













Untitled Document
Copyright © 2001-2006 - Tous droits réservés